Toutes les interviews par catégories

  • Au service du mouvement associatif
    Des organismes, des entreprises sont à votre service... découvrez-les !!
  • Mon réseau 1.0
    Le mouvement associatif n'est-il pas notre 1er réseau à nous tous ? Ne serait-il pas intéressant de savoir que les utilisateurs des "réseaux 2.0" n'ont pas oublier le vrai contact avec les autres et la solidarité que cela peur amener. La preuve.
  • Découverte
    L'interview "Découverte" a pour ambition de faire découvrir aux plus grands nombres l'existence et le but d'une association.
  • Parcours
    L'interview "Parcours" a pour ambition de faire connaître au monde associatif le parcours de responsable associatif qui mérite d'être mis en valeur.
  • A développer ailleurs
    Cette interview a pour ambition de faire connaître au mouvement associatif français le but d'une association et si possible de donner l'envie à d'autres personnes de créer une structure identique ailleurs en France.
  • Une association dévouée aux autres... associations
    Cette interview qui porte bien son nom s'intéresse aux associations dont le but est de venir en aide aux autres associations.
  • Responsable politique
    Son implication personnelle, ses actions mais aussi ses souhaits pour le monde associatif français.
  • Webmaster associatif - De l'autre côté de l'écran... le mouvement associatif
    Le but de cette interview est de donner l’envie à d’autres associations d’être elles aussi présentes sur le net, de leur donner des informations pratiques, des conseils, des astuces.... .
  • Le Tour de France des Maisons des Associations
    Le but de cette interview est de mieux faire connaître aux associations, les personnes du mouvement associatif français "qui comptent" et qu'elles sont susceptibles un jour de rencontrer. Le président d'une Maison des Associations rentre dans cette catégorie.
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Interview de Pierre-Emmanuel Grange, microDON

Pierre-Emmanuel GRANGE Interview de Pierre-Emmanuel Grange, entrepreneur social, membre de la Ruche. Son organisation, microDON, a pour activité la vente à des entreprises d'opérations de responsabilités sociales basées sur une collecte de micro-dons (des dons de quelques centimes à quelques euros).

Présentez-vous et expliquez-nous brièvement votre parcours.

Je m'appelle Pierre-Emmanuel Grange, je suis entrepreneur social, membre de la Ruche, la communauté des entrepreneurs sociaux et l'un des 100 signataires du livre blanc pour le développement de l'entrepreneuriat social en France.
J'ai travaillé pour une grande entreprise américaine qui, il y a 5 ans, m'a envoyé au Mexique pour une mission. J'ai découvert là-bas des outils innovants de collecte de micro-dons
(des dons de quelques centimes à quelques euros). J'ai adapté ces outils au modèle français et je les propose aujourd'hui gratuitement aux associations.

Quel est le but du microDON ?

microDON a pour activité la vente à des entreprises d'opérations de responsabilité sociale basées sur une collecte de micro-dons . microDON a deux principes fondamentaux :

  • La collecte est sponsorisée. Là ou dans la pratique 10/15 % en moyenne d'un don revient à couvrir les frais de collecte. Avec microDON c'est 100 % du don qui va à l'association...tous les frais de collectes sont couverts par l'entreprise

  • Le don est affecté – On demande à l'association de bien identifier un projet car microDON ne finance pas une association mais le projet d'une association.

    Notre outil de collecte principal est la carteDON : une petite carte recto-verso dotée d'un code-barres que l'on trouve aux abords des caisses des supermarchés sur un présentoir et qui permet de faire un don de 1 € pour une association locale. Pour bien comprendre cet outil je vous invite à visionner la vidéo de 3 min sur www.microdon.org

A quel besoin non satisfait répondait à l'époque la création de cette activité ?

En quoi ce problème vous touchait-il ? Peut on donner quand on a peu de moyens ?
Où va mon don ?
Comment trouver des financements pour ma petite association ?

Des questions que de nombreuses personnes se posent...
Nous espérons avec microDON apporter un début de réponse en proposant :
- un don accessible par son montant (à partir de 1 €) mais également par sa forme (comme un simple produit, la carte est passée en caisse) mais également un don rassurant avec l'affectation de la collecte à un projet clairement identifié par l'association locale ainsi que le support de la mairie pour cette même association.
- l'accompagnement des associations, sans aucun coût, dans la mise en place d'une collecte de fonds professionnelle (T-shirts, présentoirs, cartes de dons, Affiches, Procédures d'animation,...)

A ce jour combien d'associations bénéficient de vos services ?

Aujourd'hui 12 associations ont déjà bénéficié de cet outil innovant de collecte. La moyenne de collecte a été avec la carteDON de 1 000 € par supermarché (pour une opération d'une durée de 10 jours). Nous allons faire une grande opération en Octobre prochain - les inscriptions sont ouvertes aux association sur le site microdon.org

De quel type d'association s'agit-il ?

Les associations bénéficiaires sont des associations locales humanitaires, sociales ou environnementales. Les associations sont en général recommandées par la municipalité du supermarché participant.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

La découverte du concept au Mexique il y a 5 ans.
Le pilote en octobre 2007 avec notre première opération carteDON à Buc dans les Yvelines.
Le déploiement à plus moyenne échelle en 2008 en partenariat avec une grande ONG : 13 opérations dans 13 villes d'ile de France.
La création de l'entreprise sociale microDON en Février 2009 pour proposer cet outil à toutes les associations locales de France.

Comment financez-vous ?

microDON vend au supermarché la sponsorisation de la collecte de dons; microDON se positionne ainsi comme une petite agence de communication locale. Elle propose une opération d'animation clef en main au magasin. Une opération permettant au supermarché de tisser des liens avec sa communauté (municipalité, association,...).

microDON ne prend pas de commission sur les dons et ne fait rien payer aux association

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

microDON cherche à présenter aujourd'hui la carteDON a un maximum d'associations : nous allons sur les sites des mairies répertorier les associations locales et nous les contactons directement.
Nous cherchons également des relais pour promouvoir ce nouvel outil (réseaux d'associations, de mairies,...)

Qu'est-ce qui pourrait être amélioré pour que vous soyez encore plus efficace ?

microDON est une toute jeune entreprise sociale, nous manquons de notoriété et de réseau. Il nous faudrait l'appui d'un réseau de maires pour nous aider à promouvoir l'outil auprès des municipalités, ou de réseaux d'associations comme les maisons des associations ou encore de conclure un partenariat national avec une grande enseigne de distribution...

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Les valeurs associatives d'équité, de non discrimination, de responsabilité peuvent et vont clairement dans les prochaines années influer notre société : en particulier le monde marchand. Mais si le monde associatif à beaucoup à apprendre à notre société, l'inverse est aussi vrai. Le pragmatisme, la culture de l'efficacité des entreprises en sont des exemples.

L'entrepreneuriat social, dont le Prix Nobel de la Paix 2006- Muhammed Yunus - est le fer de lance, me parait être le juste milieu de ces deux mondes.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

J'aime beaucoup le concept : aider le public à identifier une association qui correspond à ses attentes. Mais je pense qu'un site Internet serait plus adapté...Mais pourquoi ne pas coupler les deux outils: un site répertoriant toutes ces informations et un numéro vert avec l'appui d'une grande entreprise qui mettrait à disposition un peu de temps des agents de son centre d'appels pour répondre aux questions des citoyens (en s'appuyant sur la base de données du site).

AHF - Avril 2009

Interview de Philippe Pelletier, président de l'association "Starting Block"

Philippe Pelletier Interview de Philippe Pelletier, le Président de Starting Block association qui se définit comme "association d’éducation active par les jeunes, vers les jeunes".

Présentez-nous l'association "Starting-block".

Starting-Block se définit comme « association d’éducation active par les jeunes, vers les jeunes ». Elle a été créée en 1998 par un groupe d'étudiants et deux Conseillères Principales d'Education (CPE) stagiaires, qui avaient constaté combien l'exemple de leur tranche d'âge (les 18-30 ans) peut intervenir de manière significative dans le processus de maturation citoyenne des collégiens et lycéens.

Agréée « Association éducative complémentaire de l’enseignement public » par l’Académie de Paris, « Jeunesse et éducation populaire » par le Ministère de la jeunesse, Starting-Block veut encourager les jeunes à prendre un premier départ citoyen, en leur offrant de développer leur réflexion sur le monde qui les entoure et en les initiant à la réalisation de projets collectifs tournés vers les autres.

Les actions de l'association reposent donc sur la conviction que les jeunes adultes, et en particulier les étudiants, peuvent jouer un rôle privilégié dans la mise en oeuvre de programmes d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité.

Je suis rentré dans l’association en 2005. A cette époque là, j’étais étudiant en anglais à l’Université Paris 7 et en tant que jeune en situation de handicap (j’ai perdu la vue, l’odorat et une partie de l’audition en 1998 suite à une grave chute), j’ai apprécié l’idée de l’association de faire changer le regard sur le handicap à travers la rencontre, l’échange et les mises en situation. Je dois dire que j’ai tout de suite trouvé ma place dans une association qui ne traite pas spécifiquement du handicap mais réunit ensemble jeunes valides et handicapés, quel que soit d’ailleurs leur handicap moteur ou sensoriel.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Nous avons deux programmes d’actions principaux :

-   le programme SENS (pour Sensibiliser Ensemble) met en place des actions de sensibilisation à la solidarité et à la citoyenneté auprès des 9-30 ans, en lien avec un réseau d’associations étudiantes ou de jeunes.

Les thématiques abordées, via des jeux de rôles, des mises en situation et des échanges participatifs sont l’éducation au développement et à la solidarité internationale (EAD-SI) et l’éducation à la citoyenneté, aux solidarités locales, la prévention des risques et la lutte contre les discriminations.

Dans le cadre de ce programme, Starting-Block assume un rôle de tête de réseau (coordination) et de centre de ressource (formations) pour les associations étudiantes ou de jeunes désireuses de mener ensemble des actions de sensibilisation.  Le réseau SENS est constitué actuellement d’une soixantaine d’associations à travers toute la France, plus particulièrement dans les grandes villes universitaires.

-          le programme Handivalides :

Ce programme met en place des actions de socialisation entre jeunes valides et handicapés, ainsi que des actions de sensibilisation au(x) handicap(s) à destination de différents publics.  Plusieurs types de projets sont ainsi proposées comme par exemple des jumelages scolaires entre collégiens valides et handicapés, des randonnées avec du matériel adapté (joëlette, monopousser, tandem), des sorties culturelles et une grande campagne de sensibilisation au handicap qui a lieu chaque année dans les universités et grandes écoles de France, la Campagne Nationale Handivalides.

Quelles sont les actions phares de l'association "Starting-block" ?

Dans le cadre du programme SENS, nous organisons très régulièrement des grands temps de formation pour les jeunes qui souhaitent mener des actions de sensibilisation auprès des jeunes sur les thématiques liées au développement durable, à la lutte contre les discriminations, aux relations Nord/Sud…. Afin de les former, nous travaillons avec un grand nombre d’ONG partenaires telles que Artisans du Monde, le CCFD, Max Havelaar, le CRID… Nous organisons également des formations à destination des enseignants et éducateurs qui s’intéressent à ces problématiques.

Dans le cadre du programme Handivalides, le temps fort de l’année est incontestablement la Campagne Nationale de sensibilisation dans les établissements d’enseignement supérieur, qui démarrera à Sciences Po, ce jeudi 5 mars et se poursuivra ensuite sur une trentaine de campus. Toutes les infos : www.campagne-handivalides.org.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

L’association réunit une cinquantaine de jeunes, valides et handicapés. Elle travaille également en lien étroit avec une soixantaine d’associations étudiantes (ou de jeunes) à travers la France

Les profils des bénévoles sont extrêmement variés. Issus de différents parcours et de formations très différentes (médecine, lettres, sciences politiques, ingénieurs, ergothérapeutes, informatique…), étudiants ou jeunes professionnels, ce qui nous rassemble, c’est la conviction d’avoir un rôle à jouer en tant que jeune dans la construction d’une société citoyenne et solidaire.

En général, ce que les bénévoles apprécient dans Starting-Block, c’est justement la diversité des sujets qui y sont traités et des personnes qui la font vivre. Ainsi, Margot, une ancienne bénévole raconte que quand elle est rentrée dans l’association, en tant qu’étudiante, c’était pour mettre en place des actions de sensibilisation au développement durable et au commerce équitable auprès des collégiens et des lycéens. Mais l’un de ses meilleurs souvenirs c’est une partie de « balle au chasseur » lors d’un week-end de rentrée des bénévoles où elle a joué dans une équipe avec un bénévole en fauteuil et un autre aveugle ! Elle n’aurait jamais cru cela possible avant. 

Quelles sont les ressources de l'association ?

Nos partenaires financiers sont assez diversifiés. Ils varient selon les projets mais parmi les principaux, on peut citer le Ministère des Affaires Etrangères, des collectivités territoriales telles que la Ville de Paris, le Département du Nord… Dans le cadre de notre Campagne Handivalides dans les établissements supérieurs, nous bénéficions aussi du soutien d’entreprises partenaires.

Comment faites-vous pour faire connaître "Starting-block" ?

Notre association travaille en réseau avec de nombreuses autres structures, notamment des associations étudiantes. Cela fonctionne donc surtout par le bouche à oreille. Nous sommes présents autant que possible sur de grands évènements, tels que Solidays, le Salon des Solidarités, Autonomics, les forums associatifs… Enfin, nous avons un portail web – www.starting-block.org -  qui ouvre sur différents sites plus spécialisés (www.sensibiliser-ensemble.orgwww.repas-insolent.orgwww.handivalides.orgwww.campagne-handivalides.org). Cela permet aux internautes de nous retrouver facilement et d’avoir toutes les informations actualisées sur nos actions.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Nous avons fêté nos 10 ans en octobre dernier, par une grande fête avec concerts et animations au Parc du Luxembourg. Nous restons néanmoins une structure relativement jeune et surtout, étant une association constituée essentiellement d’étudiants et de jeunes professionnels, nos équipes de bénévoles changent très vite. Notre enjeu est donc toujours d’intégrer sans cesse de nouveaux jeunes, tout en maintenant le suivi des projets sur le long terme.

Ce ne sont pas en tout cas les nouveaux défis qui manquent. Cette année, par exemple, dans le cadre de la 4ème Campagne Handivalides, nous proposerons du 5 mars au 7 mai prochain, une trentaine de journées de sensibilisation au handicap dans les universités et grandes écoles à travers toute la France ! C’est près du double par rapport à l’année 2008.  Nous souhaitons également développer des projets neufs tels que  « Sport en solidaire », un séjour regroupant jeunes valides et handicapés pour pratiquer ensemble des activités sportives et développer par ce biais des liens d’amitié.

Nous sommes également plusieurs à avoir envie de développer des actions de sensibilisation au handicap dans les écoles primaires… Nous avons déjà eu l’occasion de faire quelques projets du genre et cela nous a vraiment convaincu de la pertinence et de l’intérêt de ce type d’intervention, dès le plus jeune âge ! Nous espérons pouvoir bientôt concrétiser ce projet !

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

S’engager dans une association permet de se sentir utile et de porter un autre regard sur la société qui nous entoure. Dans une association, on apprend à travailler ensemble et à construire des projets collectivement. Les différences deviennent un enrichissement.

Pour moi, une association, ça apporte avant tout du lien. Cela permet la rencontre entre des gens qui ne se seraient probablement jamais parlé sinon.

Personnellement, quand je me rends compte que des collégiens valides et handicapés se sont revus spontanément en dehors des temps de rencontre proposés par Starting-Block dans le cadre des jumelages scolaires, je me dis que notre message est passé.

Par les actions de Starting-Block, nous essayons de proposer aux gens de se mettre à la place d’autres personnes. En confrontant ainsi son regard et en modifiant son point de vue, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples… Mais finalement pas non plus si compliquéé, si on se donne les moyens de « vivre ensemble » !

En savoir plus : www.starting-block.org

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

C’est vrai que les français désireux de se tourner vers la vie associative manquent souvent d’informations et ne savent donc pas toujours où et comment s’engager. Un projet qui vise à rassembler les informations et qui tend à faciliter la mise en relation des particuliers et des association nous semble donc un projet intéressant. Toutefois, par rapport au public prioritaire de Starting Block, c’est-à-dire les jeunes, c’est néanmoins plutôt sur le web qu’ils auront le réflexe de chercher… Le concept Numéro Vert Associatif serait pour nous d’autant plus pertinent s’il comportait un équivalent sur Internet.

http://www.starting-block.org

AHF - Février 2009

Mon réseau 1.0 : Pierre Morsa

Pierremorsa Pierre Morsa est originaire de Corée du Sud, a grandi en Belgique et je vis aujourd’hui à Paris. Il a crée son blog pour partager avec vous sa vision de ce que signifiera réussir demain. Les valeurs de la société occidentale sont en train de changer en profondeur. Face à cette évolution, il va devenir indispensable de trouver un meilleur équilibre de vie, d’être plus efficace dans ses tâches quotidiennes, de vendre son savoir-faire et d’utiliser les nouveaux outils, tels que les réseaux sociaux.

Quel a été votre premier contact avec le monde associatif ?

Je n'ai jamais été très impliqué dans le monde associatif, par contre ma Mère m'y a fait baigner pendant très longtemps. Elle a créé il y a environ trente ans une association en Belgique, l'ASCAM, pour que les conjointes des médecins aient un statut social, des droits et un salaire reconnu. Elle a fini par obtenir gain de cause, et grâce à elle et d'autres personnes, les épouses des professions libérales disposent aujourd'hui d'une vraie protection sociale. Encore aujourd'hui, elle est très active et mène un combat pour amener sa région à améliorer l'environnement et l'écologie. Elle a beaucoup de cran, elle a par exemple réussi à faire fermer un dépôt illégal de déchets.

Pourriez-vous nous parler de votre expérience dans le monde associatif ?

Comme déjà dit, ma contribution dans le monde associatif est très modeste. Je me suis occupé de mouvements de jeunesse et nous récoltions des fonds pour que les enfants d'un maximum de familles puissent participer aux activités.

J'ai redécouvert le monde associatif récemment, en collaborant avec Yann Arthus-Bertrand et son association GoodPlanet.

Si oui, quelle a été votre motivation ?

J'ai l'habitude de travailler avec de grandes entreprises. Si cela est rémunérateur, il manque cependant clairement une dimension plus profonde à leur travail. Les activités de développement durable sont très souvent utilisées uniquement à des fins de marketing, mais pourtant il va devenir urgent pour les sociétés de rechercher des Business Models qui tiendront le choc face aux conséquences de notre impact écologique sur la Terre.

Quelques exemples : comment les sociétés de Grande Distribution vont-elles faire lorsque la disparition des grandes espèces de poissons va se faire sentir ? Comment les compagnies d'assurance vont-elles devoir réadapter leur façon de penser les risques face aux changements climatiques ? Pourquoi malgré les progrès technologiques une voiture moderne rejette autant de CO2 qu'il y a 20 ans ?

Pour changer, il faut un moteur, une vraie conviction et je pense que cela devient urgent ; la crise actuelle n'est pas que financière, c'est celle de tout un système qui ne fonctionne que lorsque nous consommons toujours plus. C'est cette réflexion qui m'a poussé vers le monde associatif.

Pourriez-vous nous citer le nom d'une association dont l'action vous aurait marqué ? Pour quelles raisons ?

GoodPlanet.org, pour son engagement, la cohérence de son action et son esprit tourné vers la recherche de solutions.

Si vous deviez créer une association dans quel domaine serait-elle ?

Une association qui donne la possibilité aux gens qui ont les solutions de les présenter et de les communiquer à grande échelle.

Si vous deviez faire "une grève de la faim" cela serait pour quelle cause et pourquoi ?

Je ne pense pas être capable de faire la grève de la faim et je n'ai jamais été dans une situation où cela était nécessaire. Donc je préfère ne pas répondre...

Quel événement déclencherait chez vous la volonté de fonder une association ?

Pouvoir répandre les idées et les solutions pour changer et améliorer le monde.

Que pensez-vous du monde associatif ? Que peut-il apporter à notre société ? Quels sont vos souhaits pour le monde associatif ?

Le monde associatif n'est pas un but, mais un moyen d'y parvenir.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ? (cf. vidéo et/ou site)

Je n'y ai jamais réfléchi.

Les services du Numéro Vert "Associatif" seront gratuits pour les associations comme pour nos concitoyens et ce grâce à l'aide financière et technique de partenaires. Que pensez-vous d'une entreprise qui aiderait à la réalisation d'un tel projet ?

C'est un support intéressant. L'aide et le mécénat des grandes entreprises sont aujourd'hui indispensables pour faire fonctionner une association.

AHF - Février 2009 via Nathanaël Ramos

Mon réseau 1.0 : Fadhila Brahimi

Brahimi_fadhila

Fadhila Brahimi est Directrice Générale du cabinet  FB-Associés, spécialisé dans le coaching d'entreprises et la conduite des Kairos (moments décisifs et propices) en France et en Algérie pour accompagner les individus et les organisations lors de mutations.

Quel a été votre premier contact avec le monde associatif ?

Je suis née dedans : mes parents et la plupart des membres de famille étaient membres actifs d’associations sportive, culturelle et citoyenne.

Pourriez-vous nous parler de votre expérience dans le monde associatif ?

Dès l’âge de 8 ans je fus membre-consommateur c’est-à dire bénéficiaire d’activités culturelles et sportives au sein des Maisons de la Jeunesse de ma ville de résidence puis celles des villes de mes scolarités (collèges, lycée, Université). J’ai pris conscience du rôle de bénévole et de la nécessité de contribuer au développement et au rayonnement d’une association à l’âge de 14 ans lors de mon entrée au Lycée. Depuis, je suis toujours impliquée. Le milieu associatif représente pour moi à la fois un terrain d’épanouissement, de créativité, d’échange et développement personnel ; et aussi un lieu de guerres de pouvoir absurdes où l’ingratitude, l’abandon de soi et le surinvestissement conduit à des dérives parfois « barbares ».

Faites-vous actuellement partie d’une ou plusieurs associations ? Si oui, quelle a été votre motivation ?

Oui, moins qu'avant mais toujours active. Je suis membre de deux associations professionnelles (ICF - International Coach Federation - et ANDRH - Association Nationale des DRH). J’ai pris conscience dès l’âge de 14 ans que si je souhaitais « grandir » dans cette société il me fallait être pro-active pour:

  • Défendre les valeurs qui me sont chères : l’équité particulièrement et l’esprit du « juste ».
  • Co-construire et Co-agir pour un objectif commun avec l’ambition de partager les fruits
  • M’épanouir et développer des connaissances dans un espace «vierge » qui n’attend que des bonnes volontés.
  • Rencontrer, échanger et m’ouvrir à d'autres univers sociaux, professionnels, culturels...

Pourriez-vous nous citer le nom d'une association dont l'action vous aurait marqué ? Pour quelles raisons ?

Plus qu’une association, il s’agit d’un réseau. La « Chaîne de l’espoir » réunit plusieurs associations œuvrant ensemble à la venue en France d’enfants de pays défavorisés dont l’état de santé nécessite une intervention chirurgicale, à la constructions d’hôpitaux, etc. Correspondants médicaux, convoyeurs ASF (Aviation Sans Frontières), familles d’accueil, chirurgiens et médecins... ré-unis bénévolement pour sauver la Vie d’enfants.

Si vous deviez créer une association dans quel domaine serait-elle ?

A l’image de mon parcours associatif : à la recherche d’une justice pour un équilibrage dans une approche transversale. J’imagine plus un réseau dans lequel j’œuvrerais tel « un viaduc » entre des associations et/ou des réseaux plutôt que de créer une association. Il en existe tellement !

Si vous deviez faire "une grève de la faim" cela serait pour quelle cause et pourquoi ?

Je ne crois pas au pouvoir de la « grève de la faim ». Il y a suffisamment de personnes qui meurent de faim sur terre pour lesquels notre société n’apportent pas de solutions pérennes. Si je devais me battre à nouveau pour une cause, je pense que je serais plus efficace en étant « debout ».

Quel événement déclencherait chez vous la volonté de fonder une association ?

L’actualité (nationale et internationale) et les rencontres « coup de cœur » ont toujours été à l’origine de mes investissements. En ce moment par exemple : les dérives du monde virtuel (faire ce qui serait mal apprécié ou inconcevable dans la vie réelle), l’absence de prise en compte des changements irréfutables pour l’humanité (notre monde ne peux plus fonctionner sur les bases d’un système qui nous conduit à l’autodestruction).

Que pensez-vous du monde associatif ? Que peut-il apporter à notre société ? Quels sont vos souhaits pour le monde associatif ?

Le monde associatif est l’ultime et incontournable levier des politiciens en période d’élections et des entreprises lorsqu’elles ne s’engagent pas réellement dans une politique en responsabilité sociale et environnementale. L’action des militants associatifs est sollicitée comme un palliatif ponctuel dans l’urgence et pas ou peu reconnue comme un révélateur de compétences qui nécessite la construction d’une relation en parité sur la durée.

Concernant l’emploi et la mobilité, les savoirs-agir en situation sont peu considérés malgré le dispositif de la reconnaissance de l’acquis de l’expérience versus 2004 (VAE).

De nombreuses associations sont récupérées ou crées par des politiciens ou des personnes désireuses de prendre « un pouvoir de masse » pour des raisons uni-personnelles. Les associations dépendent souvent trop souvent des subventions accordées par Un seul homme sans transparence ni régulation. Défendre la « fonction » des associations c’est à la fois légitimer leur rôle dans la société civile et préserver la santé morale (et financière parfois) des bénévoles contre les dérives sectaires.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?(cf  vidéo et/ou site)

Un projet ambitieux, louable et pertinent qui ne devrait pas reposer sur Une seule personne ;-)

Les services du Numéro Vert "Associatif" seront gratuits pour les associations comme pour nos concitoyens et ce grâce à l'aide financière et technique de partenaires. Que pensez-vous d'une entreprise qui aiderait à la réalisation d'un tel projet ?

La complexité de l’écosystème me fait penser que la recherche d’une seule voie de financement n’est pas suffisante. Le projet gagnerait à peaufiner un business plan qui impliquerait un montage aussi complexe que l’écosystème (complexe mais pas compliqué).

AHF - Décembre 2008

Interview de Nicolas Noguier, président de l’association "Le Refuge"

Nicolasnoguier Interview de Nicolas Noguier, président de l’association "Le Refuge", seule structure en France, conventionnée par l'Etat, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical et psychologique aux jeunes majeurs, filles et garçons, victimes d'homophobie.

Quel a été le cheminement pour arriver à la création de l’association "Le Refuge", quel est son but ?

Les fondements de la structure reposent sur un réseau de professionnels sensibilisés à l'isolement au mal-être des jeunes homosexuel(le)s. Le projet porté par ce réseau répond à un vide social face à une souffrance singulière. Il a très vite été soutenu par de nombreux bénévoles. Afin de dynamiser ces énergies, ils nous est alors semblé opportun de fédérer toutes ses bonnes volontés en association nationale.
Aujourd'hui, la structure est agréée et conventionnée et dispose d'une capacité d'hébergement de 5 places.
Elle occupe une place reconnue en matière de santé publique. En effet, les tentatives de  suicide des jeunes homosexuel(le)s sont 13 fois plus élevées que chez leurs pairs hétérosexuels.
Au-delà de l'hébergement temporaire, le dispositif permet d'assurer un accompagnement psychologique et social, grâce à un travail en résau.

Cette création a-t-elle été dure ? Si oui comment avez-vous réussi à surmonter les difficultés ?

Les pouvoirs publics se sont montrés plus ouverts que prévu. Les partenaires se sont rapidement insérés dans le réseau et ont été particulièrement demandeurs d'un travail en partenariat.
Mais il est vrai que certaines réticences sont encore sensibles dans la société mais la patience est la première des armes même si la société prend de plus en plus conscience du mal-être singulier des jeunes victimes d'homophobie.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

En 2007 l'association gestionnaire a été conventionnée et agréée.
La capacité d'hébergement qui était de 3 places en 2007 est passée à 5 places en 2008.
Une grande reconnaissance a été obtenue également en 2007 lorsque le juge du tribunal pour enfants de Rochefort a confié la prise en charge d'un jeune garçon de 17ans à notre association.
2008 est également l'année d'une grande étape : la professionnalisation de la structure avec le financement d'un poste d'assistante sociale.

Pourquoi le nom "Le Refuge" ?

L'objectif était de créer un cadre chaleureux et sécurisant dans laquel les jeunes pourraient s'épanouir, parler librement de leurs émotions, sentiments et sexualité sans crainte d'un jugement extérieur. Enfin Le Refuge est synonyme de hâvre d'écoute, un lieu où les jeunes peuvent échanger entre eux au sujet de leurs parcours de vie, s'épanouir et prendre confiance en eux avant un nouveau départ.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

50 jeunes âgés de 18 à 25ans ont été hébergés et accompagnés.
Les retours sont très positifs. Certains souhaitent, à leur tour, devenir bénévoles.
Au-delà de ces actions de terrain auprès des jeunes, ce sont également plus de 200 professionnels au contact d'adolescents (infirmières scolaires, travailleurs sociaux...) qui ont été sensibilisés à l'homophobie, au mal-être qui en découle ainsi qu'aux prises de risques.

Quelles sont les actions phares de l’association ?

La structure est la seule, en France, à proposer un hébergement d'urgence à des jeunes garçons et filles victimes d'homophobie. Il s'agit d'une action phare au niveau national.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ?

L'association compte 180 adhérents et 20 bénévoles de terrain qui entourent notre salariée, assistante sociale.
Les bénévoles s'investissent lors des permanences ou des accompagnements de terrain.
Ce sont eux qui gèrent les appartements-relais et le local d'accueil de jour.
Ce sont également eux qui sont à l'origine des actions de prévention.

Quel est votre rôle ?

En tant que président, je coordonne le développement de la structure et veille à ce que les accompagnements soient exemplaires.
J'ai la chance d'être entouré d'une équipe motivée et de responsables de délégation impliqués mais le travail de coordination et de rencontre de partenaires demande plusieurs heures par jour.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Notre site internet est un excellent vecteur de communication. Plus largement, internet est le média privilégié : forums, tchats, sites partenaires comme le vôtre...
Des plaquettes de sensibilisation sont également déposées dans les lieux de vie pour adolescents.
L'association est également impliquée dans de nombreux réseaux sociaux.
Enfin, l'année 2008 aura été une année particulièrement médiatique pour nous. De nombreux reportages ont été consacrés à notre initiative ainsi qu'un long article publié dans Libération en mai 2008.

Quelles sont les ressources de l’association ?

70% de nos fonds proviennent de la générosité de nos adhérents et donateurs ainsi que des fondations partenaires : la Fondation de l'Abbé Pierre, la Fondation Pierre Bergé, la Fondation Caisse d'Epargne.
30% sont des financements publics : collectivités locales et Etat.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour "Le Refuge" ?

En 2009, nous avons pour objectif d'implanter l'initiative à Paris.
Notre liste d'attente est très importante.
Notre structure qui ne dispose que d'une capacité d'hébergement de 5 places est submergée de demandes provenant de toute la France.

" La " grande qualité qu’un responsable associatif doit posséder ?

 
La persévérance est l'une des qualités primordiales...
Un responsable associatif doit également être à l'acoute et proche du terrain, disponible pour son équipe.

Vos plus grandes joies en tant que président de cette association ?
 
L'un des principales joies est de voir l'association reconnue par les travailleurs sociaux.
C'est une belle aventure qui permet de faire des rencontres toujours enrichissantes et passionnantes.
Bien sûr je suis toujours très ému de voir les jeunes s'ouvrir, s'épanouir et prendre confiance en eux.
Nous recevons des nouvelles des jeunes parfois plusieurs années après leur passage par notre association et certains s'impliquent à leur tour.

Vos plus grands regrets ?
 
L'un des plus grands regrets est l'absence de solidarité inter-associative...
Mais il n'y a pas de regrets à avoir, il faut avancer.
Notre public a besoin de nous.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?
 
Le monde associatif apporte énormément à notre société.
De part sa grande flexibilité et sa présence sur le terrain au quotidien, il anticipe les politiques publiques.
Il est un formidable vecteur de dynamisme, d'énergie, au coeur même du terrain et des thématiques de terrain et au plus près de la population.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?
Le monde associatif est très riche. Parfois si riche que bénévoles ou usagers s'y perdent.
Le travail en réseau s'impose localement d'où le developpement de nombreux réseaux et collectifs qui féderent les énergies autour d'une cause commune et qui permettent une meilleure lisibilité des actions de chacun.
Une coordination s'impose au niveau national face au potentiel et à la palette de services proposés par le milieu associatif.
L'intérêt d'un Numéro Vert est multiple :
- Il entraine une orientation optimale des bénévoles potentiels
- Il permet une meilleure collaboration entre associations et permet une prise en charge de qualité des usagers.
Je soutiens donc à 100% ce projet que j'estime nécessaire.

AHF - Décembre 2008

Mon réseau 1.0 : la bannière

Mon réseau 1.0
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Merci au site Les Influenceurs

Interview - Chaine blogueur : Mon réseau 1.0

Il s'agit d'une chaine/interview concernant le monde associatif et notre rapport à celui-ci.

Le mouvement associatif n'est-il pas notre 1er réseau à nous tous ?

Je sais bien que les chaines sont en général centrée sur le net et l'usage que nous en faisons mais je crois qu'il serait également bien de savoir que nous, utilisateurs des "réseaux 2.0" n'avons pas oublier le vrai contact avec les autres et la solidarité que cela peut amener.

Il s'agit donc d'une chaine classique (à transmettre à 5 personnes) mais également d'une interview car je reprendrais chacune sur le site "Assos d'hommes et de femmes" dans la rubrique "Mon réseau 1.0".

Présentez vous.

Quel a été votre premier contact avec le monde associatif ?


Pourriez-vous nous parler de votre expérience dans le monde associatif ?


Faites-vous actuellement partie d’une ou plusieurs associations ?

Si oui, quelle a été votre motivation ?

Pourriez-vous nous citer le nom d'une association dont l'action vous aurait marqué ? Pour quelles raisons ?

Si vous deviez créer une association dans quelle domaine serait-elle ?

Si vous deviez faire "une grève de la faim" cela serait pour quelle cause et pourquoi ?

Quel événement déclencherais chez vous la volonté de fonder une association ?

Que pensez-vous du monde associatif ? Que peut-il apporter à notre société ?

Quels sont vos souhaits pour le monde associatif ?

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?(1)

Les services du Numéro Vert "Associatif" seront gratuits pour les associations comme pour nos concitoyens et ce grâce à l'aide financière et technique de partenaires. Que pensez-vous d'une entreprise qui aiderait à la réalisation d'un tel projet ?

(1) pour répondre à cette dernière question et en savoir plus sur le projet de Numéro Vert "Associatif" merci de bien vouloir lire la présentaton du projet : ici.

Interview de Juliette Herdoin, chargée de communication et de diffusion de l'association émaho

Emaho_2 Interview de Juliette Herdoin, Chargée de communication et de diffusion de l'association émaho qui a pour but de promouvoir et de faciliter l'accès aux pratiques multimédia.

Présentez-nous l'association "émaho".

émaho a pour but de promouvoir et de faciliter l'accès aux pratiques multimédia. En ce sens, nous proposons des ateliers en musique assistée par ordinateur (MAO), en graphisme et en vidéo. Des artistes professionnels de l'audiovisuel guident les jeunes dans les étapes de la création numérique.
émaho dispose d'un parc matériel complet qui permet de rendre les ateliers mobiles et de les proposer ainsi au sein de centres sociaux, MJC, évènements culturels, entreprises, instituts médico éducatifs...

D'autre part nous proposons aussi des stages de formation à l'attention de professionnels souhaitant maîtriser des aspects techniques et logiciels précis. Les stages peuvent être conventionnés AFDAS.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Nous travaillons actuellement avec plusieurs centre sociaux, MJC, pôles jeunesse de Marseille et de la région. Nous organisons des ateliers en MAO, faisons des clips vidéo avec les enfants et les jeunes sur des thèmes comme la protection de l'environnement ou la prévention (alcool, tabac, sida et MST...)
 
Nous avons effectué des ateliers libres en MAO sur plusieurs sessions du festival Aires Libres, qui permettent une première découverte de ces pratiques auprès des enfants et une meilleure compréhension de leurs parents.
 
Beaucoup d'activités avec des publics très différents, mais avec lesquels on peut mettre en place à chaque fois un projet éducatif à travers l'aspect ludique de la création artistique numérique.

Quelles sont les actions phares de l'association "émaho" ?

Nous avons animé durant tout l'été un atelier radio pour les Nocturnes d'Allauch, spécialement mis en place pour les jeunes de la commune, avec des moments de prise de parole des jeunes sur des thèmes éducatifs et sociaux.
 
Nous travaillons avec l'Institut Médico Educatif des 3 Lucs à Marseille avec des enfants déficients intellectuels, et nous allons aussi effectuer un atelier pour Noël avec le quartier mineur du centre pénitentiaire d'Avignon, ce sont des expériences fortes mais réjouissantes !

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Il est difficile de quantifier nos membres. Chaque personne ayant participé une fois à un atelier n'est pas systématiquement impliquée dans nos activités. Par contre, une personne qui se retrouve sur plusieurs ateliers et en vient à demander des cours réguliers à nos formateurs devient membre de l'asso. Ce sont en général des jeunes férus de multimédia et qui cherchent un autre moyen de s'exprimer que de passer leur temps sur youtube ou facebook.
émaho compte 1 employé permanent, moi même, et nous sommes en train de créer un second poste, celui de l'administrateur et formateur principal en MAO, jusque là bénévole. Pour ma part j'ai un master en management culturel, et mon collègue est ingénieur informatique systèmes audiovisuels et musicien connu sous le nom de 9th Cloud.
Nous avons un 3° membre actif, intervenant formateur en graphisme et vidéo, rémunéré à la prestation.
Heureusement pour nous, notre trésorière est comptable de métier, et son aide nous est précieuse. Enfin, tous les autres formateurs intervenants (environ 6 au total) sont rémunérés, même s'il s'agit de rémunérations ponctuelles. Ce sont tous des artistes professionnels, qu'ils soient musiciens, graphistes, VJ...

Quelles sont les ressources de l'association ?

Pour le moment ce sont essentiellement nos fonds propres. Nous avons fais un défi jeune l'année dernière qui a permis de créer mon poste. Nous attendons cette année une subvention d'investissement. Ce sont les ateliers, que nous vendons comme des prestations, qui nous permettent de faire vivre l'association. Nous avons aussi mis en place des partenariats de prêt de matériel en échange de visibilité, et nous pensons avoir recours au mécénat pour pousser plus loin nos projets et stabiliser nos emplois.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "émaho" ?

Tout d'abord, je passe mon temps au téléphone, pour vendre nos prestations aux centre sociaux, MJC... puis, la satisfaction de nos prestataires et le bouche à oreille nous amène de nouvelles rencontres.. et de nouveaux ateliers.
Ensuite, de par notre vécu dans le milieu artistique numérique et le milieu culturel de la région, nous avons un réseau d'acteurs culturels, véritable relais d'informations, que nous ne négligeons pas.
Enfin, nous avons la chance de faire partie de la couveuse d'entreprises CADO, gérée par l'AMI à Marseille, qui organise aussi les rencontres professionnelles et le festival MIMI. Nous organisons d'ailleurs une conférence de presse le 29 octobre à la friche Belle de Mai. CADO nous permet de mieux nous ancrer dans le paysage institutionnel culturel ainsi que dans le milieu culturel professionnel.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Pouvoir tourner à l'année avec des ateliers dans différentes structures, suffisament pour amener un autre regard sur le multimédia auprès des jeunes, et suffisament pour stabiliser nos emplois... et en créer d'autres !?
Nous menons aussi en parallèle avec 3 membres de l'association un projet européen (subventionné) appelé BauhausLab@Marseille qui mêlera pour septembre 2009, architecture design, résidences d'artistes, ateliers de pratique, et expositions. Mais c'est une autre histoire...

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Des initiatives et donc des actions pour améliorer le quotidien des gens.
Par ailleurs, les actions mises en place développent certaines sensibilités chez les personnes qui y prennent part, organisateurs et participants : ils acquièrent des valeurs artistiques, de citoyenneté, de solidarité, de motivation à l'insertion sociale... cela représente une porte vers l'évolution personnelle de tout un chacun.

Quel est votre avis sur la création d'un Numéro Vert "Associatif" ?

Une initiative fort utile ! C'est un projet ambitieux mais qui, si tout le monde s'y met sérieusement, pourrait faciliter la vie de nombreuses associations, motiver les échanges et l'entraide, véhiculer l'information, provoquer de nouvelles idées, rendre service, permettre de mettre en place des actions, financer des projets,.... on ne sait jamais vraiment quelle est la bonne manière de le crier, mais on en a tous besoin.

http://www.emaho.fr

AHF - Octobre 2008

Interview d'Emmanuel Duperrey président de l'association "Une idée en l'air"

Uneideeenlair Interview d'Emmanuel Duperrey président de l'association "Une idée en l'air", association à but social et humanitaire de lutte contre le Sida.

Présentez-nous l'association "Une idée en l'air".

Une Idée en l'Air... est une association à but social et humanitaire de lutte contre le Sida, uniquement constituée de bénévoles . Nous récoltons des fonds en organisant du saut à l'élastique de grue. Pourquoi le saut à l'élastique ? Tout simplement parceque la matière première utilisée pour la fabrication d'un élastique de saut et d'un préservatif est le Latex. "Nous quand on s'envoie en l'air, on n'oublie pas notre latex!" Notre association est basée à Evry , dans l'Essonne et nous fêtons cette année nos 15 ans d'activité.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

L'organisation de saut à l'élastique dans des quartiers sensibles pour principal exemple social . Ce n'est pas un métier mais une vocation car le saut à l'élastique permet de se responsabiliser  car il s'agit de jeter des gens dans le vide. Nous avons  effectué quelques stages de formation de jeunes issus de quartiers en difficulté sociale et nous comptons en faire plus souvent avec l'aide des municipalités concernées. Nous sommes présents à l'occasion de fêtes.

Quelles sont les actions phares de l'association "Une idée en l'air" ?

La participation aux festival de musique de solidarité Les Solidays, 1556 festivaliers ont sauté à nos côtés cette année, et le Téléthon sur le parking même de l'AFM à Evry pour un défi des 30h de sauts.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Notre association compte 30 membres issus de milieux modestes, dotés d'un sens moral fabuleux. Etre bénévole ça  ne s'explique pas mais ça se vit.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Je tiens à préciser que l'association ne touche aucune subvention et que seule une bonne gestion et de nombreuses opérations peuvent  la faire vivre. Il faut profiter des excédents pour alimenter les amortissements, mécanique financière permettant de renouveller le matériel de saut par exemple. 

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "Une idée en l'air" ?

Un site internet complet et mise à jour régulièrement dont voici l'adresse www.uneidee.asso.fr, un courrier  adressé à tous les maires des plus grandes villes d'Ile de France, le bouche à oreille, de grandes banderolles sur chaque opérations, des infos sur divers forum, des opérations coup de poing comme les Solidays, un festival qui nous demande de fonctionner sur 2 jours et demi avec deux grues et 23 membres pour faire sauter les gens par deux ou par trois. Nous sommes d'ailleurs la seule équipe de saut à pouvoir enchainé autant de tandems et de triplettes

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Le principal projet est de retenter une grande opération Sida du haut de l'Arche de la défense, idée de base de la création de l'asso .

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Beaucoup plus d'humanité pour les plus nécessiteux, nous avons de la chance, eux non, alors offrons leur ce que nous avons de mieux, un coeur social et humanitaire

AHF - Août 2008

Interview d'Alice Guéna présidente du MAG "Mouvement d'Affirmation des jeunes Gais et Lesbiennes"

Alice_guena Interview d'Alice Guéna présidente du MAG "Mouvement d'Affirmation des jeunes Gais et Lesbiennes" association de jeunes dont le but premier est de permettre à des jeunes de 16 à 26 ans, homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, trans ou en questionnement sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre, de sortir de l'isolement et de rencontrer d'autres jeunes pour partager leurs expériences.

Présentez-nous l'association Le MAG : Mouvement d'Affirmation des jeunes Gais et Lesbiennes.

Le MAG (Mouvement d'Affrimation des jeunes gais, lesbiennes, bi et trans) est une association de jeunes dont le but premier est de permettre à des jeunes de 16 à 26 ans, homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, trans ou en questionnement sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre, de sortir de l'isolement et de rencontrer d'autres jeunes pour partager leurs expériences, confronter leurs questions et sortir de l'isolement. C'est dans cet esprit que le MAG a été fondé en 1985.

Depuis juin 2000, le MAG dispose de son propre centre d'accueil à Paris, où des jeunes d'horizons divers (collégiens, lycéens, étudiants, jeunes travailleurs) viennent de toute l'Ile-de-France pour trouver un soutien et une écoute et participer aux activités de l'association. Ces rendez-vous du MAG sont pour nombre d'entre eux les seuls moments où ils peuvent être réellement eux-mêmes, loin de l'ambiance de rejet ou de déni à laquelle ils sont confrontés dans leur lycée ou leur fac... Emerge alors l'idée qu'il faut lutter contre l'homophobie directement en milieu scolaire. Cette idée, qui s'imposera comme l'un des objectifs principaux de l'association avec l'accueil et l'écoute, se concrétisera par l'organisation de débats dans les établissements scolaires.

En 1999, le MAG est la première association LGBT à recevoir l'agrément « Jeunesse et Education Populaire » délivré par le Ministère en charge de la Jeunesse. Cet agrément a été renouvelé en 2007. En 1994, le MAG est une des associations fondatrices du CGL (Centre Gay et Lesbien) de Paris. Le MAG est également un membre actif de l'interassociative Lesbienne, Gay, Bi et Trans (inter-LGBT) depuis la création de celle-ci en 1999.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

En dehors des activités de l'association qui se maintiennent voire se développent, nous pouvons être fiers de notre action de lobbying avec l'inter-LGBT. Nous avons ainsi obtenu que la lutte contre l'homophobie soit mentionnée dans la circulaire de rentrée de septembre 2008, ce qui est une avancée dans la prise de conscience par le personnel de l'Education Nationale d'une nécessité de lutter contre toutes les
discriminations et pas seulement le racisme et l'antisémitisme.

Quelles sont les actions phares de l'association  ?

Activités de l'association

Le MAG-Jeunes Gais et Lesbiennes est entièrement animé par des bénévoles âgés de 16 à 26 ans. Les activités de l'association sont variées :

- Accueil, écoute et soutien des jeunes homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s ou qui se posent des questions sur leur orientation sexuelle/ identité de genre. Des bénévoles assurent des permanences d'accueil tous les week-ends dans notre local (vendredi : 18h-22h, samedi : 16h-21h). Ces permanences sont aussi l'occasion pour les jeunes de se rencontrer entre eux et de confronter leurs expériences.

- Convivialité et loisirs. De nombreuses activités conviviales (pique-nique, soirées, sorties diverses) et sorties culturelles (cinéma, théâtre, musée) sont organisées pour les membres de l'association afin de leur permettre de sortir de l'isolement, de partager des moments de convivialité et d'assister à des évènements à thématique gai, lesbienne ou trans.

- Participation à des évènements citoyens. Le MAG participe chaque année à la Marche des Fiertés, à l'Existrans (marche pour les droits des personnes transsexuelles), à la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA, à la Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie, ainsi qu'à diverses autres événements, conférences et forums. Le MAG est également un membre actif de l'Inter LGBT (collectif d'associations lesbiennes, gaies, bi, trans).

- Lutte contre l'homophobie en milieu scolaire. Le MAG participe par diverses actions à la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire. Partant du constat que règne trop souvent dans les établissements scolaires un climat où l'homosexualité est l'objet de dérision ou de violence, ce qui conduit de nombreux jeunes gays, lesbiennes, trans ou en questionnement à s'auto-dévaloriser et parfois à adopter des comportements à risques, le MAG a décidé de mettre en place des actions concrètes d'éducation sur le terrain. Le MAG tente de sensibiliser les jeunes au respect de la diversité en proposant des actions pédagogiques de lutte contre le sexisme et l'homophobie au sein des établissements. Ces actions prennent la forme d'un débat organisé entre les élèves et les intervenants.

- International. Le MAG participe à des échanges et projets internationaux avec des jeunes LGBT de toute l'Europe, avec le soutien de l'Union Européenne et de l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Le MAG compte une centaine d'adhérents mais il n'est pas nécessaire d'adhérer pour participer aux activités de l'association. une vingtaine de bénévoles sont en poste mais les "magueurs" participent toute l'année de manière ponctuelle au fonctionnement de l'asso. Les magueurs viennent des milieu les plus divers, ils sont lycéens, étudiants mais aussi jeunes travailleurs, ils viennent du quartier, de la profonde banlieue ou de l'étranger. C'est indéniablement la mixité et la diversité qui fait la force du MAG.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Le MAG est subventionné depuis des années par la Mairie de Paris. Ses fonds proviennent aussi de la Région Ile de France et de l'Union européenne.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Cette année le thème de la Marche des fiertés étant l'Education, le MAG a eu une visibilité exceptionnelle. Nos supports de communication nous aident également et nous sommes toujours prêts à tenir un stand dès qu'on nous le propose.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Le MAG va bientôt changer de nom afin de visibiliser les jeunes bi et trans qui sont déjà dans ses rangs. De Jeunes gais et lesbiennes le MAG deviendra MAG-jeunes gais, lesbiennes, bi et trans. Ainsi un effort particulier sera fait pour que notre association soit en mesure d'accueillir les personnes trans et de répondre aux interrogations de ceux qui viendrait nous voir en questionnement sur leur identité de genre. Nous aimerions également mener une campagne sur les dégâts de l'hétéronormativité au sein des contenus des enseignements afin de faire prendre conscience à tous de la nécessité de représenter la société dans toute sa diversité dans les salles de classes.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le monde associatif, notamment le réseau jeunesse, forme les acteurs d'une société nouvelle. Les expériences acquises, les réflexions développées, la découverte de la diversité et l'apprentissage du travail de terrain nous transforment en véritables citoyens.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Je trouve que cette initiative est très importante, notamment pour les personnes de province où le tissu associatif est plus lâche qu'à Paris et où il est plus difficile de se faire connaître.

http://www.mag-paris.fr

AHF - Août 2008

Interview de Dominique et Sylvie Mennesson, co-présidents fondateurs de l'association CLARA

Silviadoclivres Interview de Dominique et Sylvie Mennesson, co-présidents fondateurs de l'association CLARA : « Comité de soutien pour la Légalisation de la GPA et d’Aide à la Reproduction Assistée ».

Présentez vous.

Nous sommes un couple marié (je suis administrateur civil et mon mari est ingénieur) vivant en région parisienne, et parents de deux jumelles.

Nous avons créé cette association à la suite de l’action du Parquet de Créteil pourvu en appel devant la cour d’appel de Paris parce que nous avions eu recours à une « mère porteuse » en Californie (je suis atteinte du syndrome de MRKH, qui touche une femme sur 5000 à la naissance, et qui fait que l’on n’a pas d’utérus, donc on ne peut pas porter un enfant). En effet, l’argumentaire alambiqué du Ministère Public repose sur la notion de trouble à l’ordre public qui permettrait selon lui de s’affranchir des lois internationales, européennes et françaises sur les droits de l’enfant. Il devenait donc évident pour nous qu’il fallait démontrer que nous avions un soutien public sur cette question difficile, et que des milliers  d’autres familles étaient privées de leur droits en l’attente que la justice statue sur notre cas.

Nous faisions déjà partie depuis cinq ans d’une autre association de couples infertiles, dont nous étions les vice-présidents et que nous avons fortement contribué à développer. Mais nos vues ont divergé peu à peu sur la stratégie à conduire vis-à-vis des pouvoirs publics. Nous avons donc décidé, fin 2005, de créer notre propre association.

Quel a été le cheminement pour arriver à  la création de l’association C.L.A.R.A, quel est son but ?

Au départ, nous avions créé (fin 2005) un « Comité de soutien » de notre cause (militer pour faire légaliser la gestation pour autrui en France) mais le succès a été si grand que nous avons dû rapidement nous constituer en association car l’aspect informel du départ s’est vite avéré insuffisant.

Notre objectif était de démontrer que nous avions le soutien non seulement de nombreux experts (nous avons rapidement réuni une vingtaine d’experts dans tous les domaines, médical, juridique, sociologique, psychanalyste) afin de faire ouvrir le débat en France sur ce sujet mais aussi avoir le soutien d’une majorité de français.

L’un des deux objectifs de notre association est de faire en sorte que la GPA fasse l’objet d’un débat en France (et au-delà, en Europe) en vue de faire légaliser la GPA à l’occasion de la révision des lois de bioéthique qui doivent intervenir en 2009.

Cette création a-t-elle été dure ? Si oui comment avez-vous réussi à  surmonter les difficultés ?

Je ne dirai pas tant que cela sur le fond, car nous avions déjà l’expérience du développement d’une association en tant que vice-présidents, et nous connaissions les écueils à éviter (comme par exemple, une absence de lisibilité de notre action, le manque de crédibilité, ou encore la lutte ente ego).

Nous avons tout de suite réuni un « comité d’experts » avec lesquels nous travaillions déjà depuis plusieurs années, dont certaines figures emblématiques comme la philosophe Madame Elizabeth Badinter, qui a tout de suite accepté de nous aider, ou Mme Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, le Professeur François Olivennes, gynécologue obstétricien, ou le Professeur Israël Nisand, ou encore Marcela Iacub, juriste.

Egalement nous avons eu le soutien sans faille de nos deux avocats, Maîtres Frank Natali et Me Nathalie Boudjerada, qui nous ont non seulement permis de gagner contre l’action du parquet mais aussi de nous positionner comme un comité à but public.

Je dirais que le plus dur a été au plan administratif, car cela représente un travail et un investissement assez lourd, qui ne repose au départ que sur quelques bénévoles (à titre d’exemple, la préfecture de Paris nous a renvoyé le dossier au moins une dizaine de fois, avec des demandes très pointilleuses). Autre exemple, nous avons eu du mal à obtenir une simple assurance (pour nos manifestations) car l’on nous expliquait que « notre activité était incompatible avec ce que (l’assureur) avait coutume de traiter. L’objet même de notre association, je crois, faisait peur (œuvrer pour un débat démocratique en vue de faire légaliser quelque chose d’interdit en France et encore très tabou).

Nous attendons avec impatience d’arriver à nos deux ans d’existence (en octobre prochain) pour pouvoir bénéficier de subventions de la part des pouvoirs publics, car jusqu’à maintenant nous nous autofinançons entièrement et cela nous limite un peu dans nos actions.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

La création de notre « comité d’experts », dès le départ, nous a conféré la légitimité scientifique et technique nécessaire dans ce genre d’associations, où l’on ne peut pas se permettre de faire de l’amateurisme. Représenter les couples infertiles est un objectif essentiel, mais leur apporter des vraies réponses face à ce sujet aussi délicat que l’infertilité utérine nécessite une connaissance des différente situations dans l’ensemble des pays qui pratiquent la GPA et une appréhension fine des questions qui se posent.

La présence de figures emblématiques de la GPA, comme évoqué ci-dessus, a été un vrai déclic, mais aussi la création et le lancement de notre site, ainsi que de la communication associée. Notre chargée de communication a beaucoup œuvré pour faire connaître notre association, notamment à l’occasion de notre colloque scientifique.

La publication du rapport du sénat le 25 Juin dernier a été également un moment clé car nous avons pu démontrer à tous nos adhérents et bien au-delà que notre action portait ses fruits puisqu’un projet de loi allant dans le sens que nous préconisions allait être déposé.

Pourquoi le nom de «C.L.A.R.A» ?

Clara était au départ mon pseudo dans une précédente association, à une époque où le nom même de GPA était encore considéré comme tabou et où personne n’osait encore donner son identité (et comme nous étions à l’époque poursuivis par le parquet au pénal et passibles de prison, nous devions rester anonymes).  Ensuite, quand nous avons créé notre association, j’étais très connue sous ce pseudonyme, et nous avons tout naturellement pensé à créer un sigle autour de ce prénom qui était devenu emblématique de la cause dans les media. C’est donc devenu « Comité de soutien pour la Légalisation de la GPA et d’Aide à la Reproduction Assistée » qui reprend toutes les lettres de ce prénom. De plus, il se trouve que c’est l’un de mes prénoms favoris, et j’ai failli appeler ainsi l’une de mes filles jumelles. En tous cas, le nom est empreint d’une symbolique forte et depuis j’ai eu le bonheur de constater que quelques uns de nos adhérents devenus parents ont appelé ainsi leur bébé !

Quelles sont vos réalisations à  ce jour ?

Je pense que nous plus importantes réalisations consistent dans la rédaction et la présentation de rapports très détaillés rédigés avec l’aide de notre comité d’experts, présentant nos propositions en vue de la légalisation de la GPA. Par ailleurs, nous avons organisé un colloque scientifique avec l’aide d’une autre association (l’association MRKH) qui fait partie des personnes morales qui nous soutiennent.

Par nos actions de lobbying auprès des pouvoirs publics, nous avons attiré l’attention des différentes institutions en France sur la GPA : le Sénat, qui a rendu un rapport reprenant une majorité de nos propositions, l’Académie de médecine, qui va dans le même sens et dont le rapport sera rendu public en septembre, le Parlement qui vient de créer un groupe d’information sur les évolutions de la loi de bioéthique (où la GPA tient une grande place) et l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques. Nous avons été auditionnés par toutes ces instances, et au cours de ces auditions (auxquelles participent également un certain nombre de nos experts) nous mettons en avant nos propositions en tant que représentants de couples infertiles mais aussi en tant qu’association s’appuyant sur un ensemble d’experts du sujet.

Quelles sont les actions phares de l’association ?

Assurément, en dehors des auditions évoquées, ce sont les manifestations et les rencontres que nous organisons avec nos adhérents et nos experts, comme le « Colloque sur la GPA » en novembre dernier, organisé avec l’association MRKH, qui a rassemblé plus de deux cents personnes, et auquel participaient un grand nombre de journalistes.

Autre exemple, nous avons organisé une présentation privée de notre livre « Interdits d’Enfants » (Michalon), écrit dans le but de faire connaître notre histoire mais aussi notre action au sein de notre association, Cette manifestation a été largement relayée dans la presse quotidienne.

Enfin, nous participons à tous les événements scientifiques et techniques autour de la GPA, qui foisonnent à l’approche de la révision des lois de bioéthique, comme celui sur « Le fœtus, l’Embryon, «  ou les « Premières Journées de l’Infertilité ». Aujourd’hui, nous sommes également conviés à participer en tant qu’animateurs à ce type de colloques, car notre expérience du sujet est maintenant largement reconnue.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ?

Notre association comprend à ce jour un millier de membres (incluant les soutiens). Je l’ai dit, nos principaux bénévoles sont déjà nos experts (une vingtaine) qui travaillent à faire avancer le débat sur la GPA. Comme dans toute association, nous nous appuyons aussi sur un « noyau dur » de bénévoles pour la gestion du quotidien de l’association en tant que telle, comme notre secrétaire général, notre responsable de communication, notre webmestre, et la personne en charge des relations avec nos adhérents (en tout une dizaine de personnes toutes bénévoles).   

Quel est votre rôle ?

Notre rôle à nous, en tant que présidents fondateurs est d’impulser cette action de défense des intérêts de nos membres et surtout de leurs enfants, de définir ensemble une stratégie, de coordonner l’ensemble des actions de notre association, de participer à toutes les manifestations externes pour représenter notre association, d’organiser le lobbying, d’être les porte paroles des couples qui nous font confiance et qui attendent beaucoup de nous pour que la loi change.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Nous avons la chance d’avoir d’excellents contacts avec des journalistes du milieu scientifique mais aussi avec des journaux comme Libération, Le Monde, l’Express et d’autres. Egalement nous-mêmes ou nos adhérents ont participé à plusieurs émissions télé, radio ou à des documentaires.  Nous sommes en effet très régulièrement invités à débattre lors d’émissions télévisuelles,  comme « C’dans l’Air », ou « Les Maternelles » ou encore sur LCI ou sur la chaîne Public Sénat ou la Chaîne Parlementaire.

Nous publions maintenant une Newsletter destinée à nos membres mais largement diffusée au-delà. Notre site comprend un Forum où viennent d’exprimer non seulement nos adhérents mais aussi le grand public.

Nous avons fait des actions en direction des milieux scientifiques (centres de Procréation Médicale Assistés), afin que les patients soient orientés vers notre association. Notre prochaine action sera vis-à-vis des centres de PMA, afin que nul gynécologue n’ignore ce qu’est la GPA et comment elle pourrait se mettre ne place et s’organiser en France.

http://claradoc.gpa.free.fr

Quelles sont les ressources de l’Association ?

Les ressources proviennent essentiellement des cotisations, des dons de nos adhérents et reposent sur le volontariat  des membres qui nous apportent leur aide concrète (comme ceux du CA de l’Assocation ou comme nos experts).

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour « C.L.A.R.A » ?

Nos ambitions correspondent à nos objectifs :

- faire changer la loi pour que la gestation pour autrui soit autorisée en France afin que cette pratique soit enfin reconnue comme une réponse à une forme d’infertilité (utérine)

- faire en sorte que nos enfants nés par GPA soient reconnus comme nos enfants 

Nos projets futurs sont, à court terme, de contribuer à la réflexion qui va précéder la modification de la loi, et à plus long terme, d’aider à mettre en place le processus de gestation pour autrui une fois celui-ci voté par le parlement (les associations de couples infertiles auront un rôle clé à jouer pour le recrutement des gestatrices, notamment).

La grande qualité qu’à  votre avis, un responsable associatif doit posséder ?

Savoir déléguer, être à l’écoute de tous ses membres, la modestie qui n’empêche pas la détermination, le sens de l’analyse et de la stratégie (savoir prendre du recul par rapport au quotidien pour aller de l’avant), savoir dialoguer avec toutes les instances décisionnelles, être concerné par le sujet, donc avoir de l’expérience (sinon on n’est pas crédible).

Vos plus grandes joies en tant que présidente de cette association ?

Lorsque d’éminents experts ont accepté d’en faire partie, mais aussi et surtout lorsque nos adhérents nous témoignent leur confiance, (par écrit ou lors de manifestations) leur joie et leur bonheur lorsqu’ils atteignent leur vœu le plus cher (avoir des enfants).

Egalement, lorsque nous sommes auditionnés par les pouvoirs publics (par exemple lorsque le sénat a présenté son rapport sur la « maternité pour autrui » qui reprenait la plupart de nos propositions) car cela signifie que nous avons été entendus. 

Vos plus grands regrets ?

- De ne pas toujours pouvoir apporter des réponses à toutes les demandes (parfois très délicates) de nos adhérents, notamment quand ils se mettent sciemment dans l’illégalité (comme ceux qui n’ayant pas d’argent pour se rendre à l’étranger font clandestinement une GPA en France). Mais même dans ce cas nous leur apportons le conseil personnalisé qui va les rendre plus prudents.

- De n’avoir pas créé cette association plus tôt car nous aurions avancé plus vite.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le monde association apporte à la société l’élan, du renouveau, du progrès que généralement les pouvoirs publics souvent sclérosés ne peuvent apporter. Etant sur le terrain, la plupart du temps les associations « sentent » les évolutions de la société bien avant les autorités en charge de tel ou tel domaine. Beaucoup plus flexible et réactif, le monde associatif, parce qu’il est hétéroclite et au plus près du terrain (donc des réalités) et beaucoup plus ouvert sur l’extérieur, apporte souvent l’audace et la créativité qui manque à nos institutions.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Tour ce qui va dans le sens de faciliter la vie des associations est une excellente initiative.

AHF - Août 2008

Interview de Fabrice Paté, Directeur siège de l'association Afghanistan Demain

Afghanistan_demain Afghanistan_demain Interview de Fabrice Paté, Directeur Siège de l’association Afghanistan Demain qui gère des programmes d’insertion scolaire et professionnelle en direction des enfants travaillant dans les rues.

Présentez-nous l'association "Afghanistan Demain".

Afghanistan Demain est une association loi 1901, implantée à Kaboul depuis 2001, qui gère des programmes d’insertion scolaire et professionnelle en direction des enfants travaillant dans les rues (près de 50.000, au dernier recensement de l’UNICEF). Le principal membre fondateur de l’association est Ehsan Mehrangais, lui-même ancien enfant des rues dans les années 70, arrivé en France au début des années 80 après avoir été recueilli, avec d’autres, par un père dominicain du nom de Serge de Beaurecueil qui a passé 20 ans de sa vie en Afghanistan.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Nous avons ouvert deux maisons familiales, trois centres d’accueil de jour et trois filières de formations professionnelles. L’ensemble de ces structures accueillent plus de 600 enfants, encadrés par 70 salariés locaux et une équipe de trois expatriés.

Quelles sont les actions phares de l'association "Afghanistan Demain" ?

Nous avons commencé par scolariser – ou re-scolariser - les enfants qui travaillent dans les rues, dans le but de les réinsérer au sein de l’école publique. Nous sommes aidés en cela par une reconnaissance officielle du Ministère de l’Education Afghan. Par la suite, nous avons élargi notre action aux formations professionnelles (cuisine et restauration, coiffure et beauté, environnement informatique) auprès des plus âgés, et nous montons actuellement des partenariats avec d’autres structures afin d’étendre notre action au champ de l’aide directe aux familles de nos bénéficiaires, dans des domaines aussi divers que le micro-crédit, l’aide à la recherche d’emploi ou la santé.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Les membres fondateurs sont représentatifs de ce que sous-entend l’esprit associatif. Quatre nationalités sont représentées (française, américaine, afghane, vietnamienne) et couvrent un large panel d’horizons sociaux. Au-delà de notre Conseil d’Administration - une vingtaine d’individus - nous nous appuyons sur les compétences d’un efficace réseau de bénévoles, qui interviennent dans leur domaine de spécialisation : informatique, communication, comptabilité… C’est par ce réseau de personnes qui nous consacrent une partie de leur temps et de leur savoir-faire que nous parvenons à structurer et professionnaliser notre action afin de gagner en efficacité.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Elles proviennent, pour une large partie, de bailleurs institutionnels – type UNESCO ou Commission Européenne -, de fondations – Bettencourt-Schueller, Orphelins d’Auteuil, France Liberté – mais aussi de particuliers sensibles à notre cause et qui soutiennent nos actions par des dons ponctuels ou en parrainant nos structures. Depuis trois ans, notre trésorerie est auditée et validée par un Commissaire aux Comptes, de façon à garantir à nos donateurs la bonne utilisation des fonds qui nous sont alloués.

Comment faites-vous pour vous faire connaître "Afghanistan Demain" ?

Nous avons eu la chance de croiser le chemin de l’actrice Marianne Denicourt. Celle-ci s’est intéressée à notre travail, au point de partir avec nous, par deux fois, en Afghanistan et d’y filmer ce qu’elle voyait. Il en a résulté deux films de 26 minutes, « Une maison à Kaboul », disponible sur notre site Internet, et « Nassima, une vie confisquée », qui a eu les honneurs d’une diffusion nationale dans le cadre de l’émission « Envoyé Spécial », sur France 2, en janvier 2008. Les journaux télévisés ont, en deux occasions, montré notre travail et nous avons aussi donné quelques interviews à des radios d’audience nationale, comme France Inter, RFI ou France Info. Par ailleurs, nous organisons régulièrement des évènements – concerts, journées porte ouverte – afin de nous faire connaître, éditons une « Lettre Aux Amis » à destination de nos donateurs afin de leur rendre compte de nos actions sur le terrain. Nous avons également des liens privilégiés avec de fidèles partenaires, je pense au Lycée Janson de Sailly où aux Compagnons de la Nuit, lesquels organisent des évènements afin de nous soutenir. Enfin, le réseau associatif constitue une plate-forme d’entraide et un site comme le vôtre, « Assos d’hommes et de femmes », nous donnent l’occasion de nous présenter.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Ceux-ci ne dépendent pas que de nous. Nous intervenons dans un pays qui est, certes, en voie de reconstruction mais dont les progrès sont freinés par une corruption endémique, une spirale de violence qui a tendance à s’accentuer depuis ces dernières années et une lassitude certaine de la population qui tarde à voir se réaliser les promesses de la communauté internationale. Dans ce contexte, nous resterons présents tant que des enfants seront contraints de travailler dans les rues pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

C’est une vaste question ! Mon avis personnel n’est certainement pas représentatif de l’ensemble des points de vue que l’on peut avoir sur ce sujet, toutefois, il me semble que le monde associatif n’a pas vocation à remplacer le champ politique. Nous pouvons apporter des réponses ponctuelles à des situations d’urgence ou travailler à établir celles-ci sur le long terme, mais si nous ne sommes pas relayés dans notre action par un soutien institutionnel en matière de législation et de volonté réelle de faire progresser nos sociétés vers un monde plus équitable, alors, notre travail continuera à ressembler à celui de Sisyphe.

Cependant, la force du monde associatif est qu’il concentre des volontés individuelles tendues vers la réalisation d’objectifs concrets. Cela signifie que la société civile n’attend pas que ses élites prennent position sur un vaste ensemble de questions pour agir. En ce sens, il est rassurant de constater que des modèles fonctionnels de solidarité peuvent venir de la base afin de pallier à l’absence de réponse, où à des réponses mal adaptées, de la part des gouvernants.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Je trouve l’initiative excellente. Cela va dans le sens de ce que nous évoquions à la question précédente, dans la mesure ou l’on part du principe que les deux grandes forces que sont l’associatif et l’entreprise ne sont pas opposables l’une à l’autre et peuvent se joindre dans une énergie commune afin de travailler, de concert, à l’amélioration du cadre de vie de chacun. C’est donc une idée à soutenir et à laquelle je souhaite une heureuse concrétisation.

http://www.afghanistan-demain.org

AHF - Juin 2008

Pascal Henrotin, président de l'association "Rencontre Adoption"

1_beau_stand Interview de Pascal Henrotin, président de l'association "Rencontre Adoption" qui à pour but de répondre à la demande d’adoptants  désireux de partager leurs  expériences.

Présentez-nous l'association "Rencontre Adoption".   

L’association RA a été créée en 2005, pour répondre à la demande   d’adoptants  désireux de partager   leurs  expériences. A l’occasion   de rencontres  sous forme de   week-end, les adhérents ayant adoptés ou en cours d’adoption, se retrouvent   dans un cadre neutre et convivial. Quand cela est possible un directeur de crèche est invité et nous essayons également à ces rencontres de conviées des personnes tels qu'une coiffeuse afro pour un apprentissage à la coiffure, le chanteur Bob Bovano à également participé  à une rencontre, des animations pour les enfants est prévues.

Ces week-end sont aussi l’occasion pour les enfants de partager jeux et bonne humeur, ils ont tous le plaisir de se revoir d’une année sur l’autre.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Outre   les week-ends, au nombre de 14 depuis sa création, RA participe aussi à des   marché de Noël, des festivals (Rennes en février 2008) représentant la cause Haïtienne….à des fêtes associatives diverses (Toulouse et Aude)

Quelles sont les actions phares de l'association "Rencontre   Adoption" ? 

Les bénéfices  des  rencontres sont nos actions phares ainsi que la vente d’artisanat haïtien et russe, qui nous permettent de   dégager une enveloppe qui en fin d’année est répartie entre diverses crèches   et  orphelinats en Haïti et en   Russie.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

RA compte 7 membres  actifs et  2 bénévoles répartis en  5 antennes régionales, ces personnes sont des sympathisants ou des adoptants, de différents milieux socio culturels.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les ressources viennent des adhésions, des dons divers, de la vente d’artisanat, de livres, CD…

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "Rencontre Adoption" ?

RA a son site web, un blog, un forum qui lui permettent  d’être consultée à tout moment, elle figure aussi sur des sites ayant trait à l’adoption et au   parrainage.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?  

Les   ambitions de RA seraient d’arriver à augmenter le nombre d’adhérents afin de faire d’avantage de week-end de rencontre dans des régions plus proches des adhérents, car à ce jour certains doivent se déplacer assez loin pour se retrouver ; ainsi que d’élargir son champs d’action à d’autres pays.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

RA fait partie d’un regroupement associatif qui lui permet de participer à des manifestations diverses, de se faire connaître et de gagner des sympathisants. Par ce biais, il est possible de créer une chaîne de solidarité, qui permet l’entraide des associations locales.

http://www.rencontreadoption.com

Contact : rencontreadoption@free.fr

AHF - Juin 2008

Stefanie Gicquel, présidente de l'association "MultiCulti, l'atelier interculturel"

Stefanie_gicquel Interview de Stefanie Gicquel, présidente de l'association "MultiCulti, l'atelier interculturel" qui a pour vocation l’apprentissage et l’échange interculturel et autres activités internationales à caractère artistique, culturel, éducatif et récréatif dominant, appréhendant les diversités culturelles comme le moteur d’un enrichissement mutuel.

Présentez-nous l'association "MultiCulti, l'atelier interculturel".

L'association MultiCulti, l'atelier interculturel a été créée en juillet 2006 avec pour vocation l’apprentissage et l’échange interculturel et autres activités internationales à caractère artistique, culturel, éducatif et récréatif dominant, appréhendant les diversités culturelles comme le moteur d’un enrichissement mutuel.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Nous sommes à l'origine de la création de 3 Clubs UNESCO et animons des ateliers véhiculant leurs objectifs éducatifs. Dans le cadre du Marathon des Miles de l'Art, notamment, nous avons fait peindre 26 toiles par 412 participants, dont 27% d'enfants (3-10 ans), 61% de jeunes (11-25 ans) et 12% d'adultes (26 ans et +) comprenant 2% d'handicapés.

Quelles sont les actions phares de l'association "MultiCulti, l'atelier interculturel" ?

L'action phare que nous représentons et animons en France est l'activité de peinture collective internationale «The Art Miles Mural Project», participant aux initiatives de la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010).

Sa mission est d’appréhender la paix à travers l’art et de faire peindre autant de toiles que possible aux quatre coins du monde.

Pour matérialiser l’esprit de collaboration internationale, il est prévu d’exposer toutes les toiles réalisées, assemblées les unes aux autres, lors d’un gala de clôture de la décennie en 2010 au pied des pyramides en Égypte.

Plus de 2 500 toiles ont déjà été réalisées par plus de 70 000 participants dans plus de 100 pays, l'initiative mondiale battant ainsi le dernier exploit inscrit au livre Guiness des records.

La méthode fait réfléchir sur des thèmes d’intérêt général, amène à élaborer une idée force et à l’exprimer sur toile; elle amène les participants à se confronter, à s’impliquer dans la construction d’un projet collectif et à collaborer dans le respect mutuel. En quelque sorte, elle permet de faire l’expérience d’un «concevoir ensemble en paix».

Deux autres projets en découlent : l'organisation du voyage en Égypte pour l'exposition de/par tous les jeunes qui s'y investiront et le programme «Ambassadeur de la peinture de la paix» qui permet aux jeunes de devenir acteurs et protagonistes au sein de l'initiative.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

L'association compte 10 membres, dont 3 organismes et 7 particuliers et 6 bénévoles, dont 3 permanents et 3 occasionnels. Parmi les membres nous comptons deux associations loi 1901 et un foyer socio-éducatif, oeuvrant principalement dans le domaine de la jeunesse et pour le rapprochement culturel et des particuliers qui font preuve d'un engagement fort dans leur domaine de prédilection (diététique, humanisme, musique, nature, citoyenneté du monde...). Les 3 bénévoles permanents viennent du secteur marchand (profession libérale, entreprise et commerce) les 3 bénévoles occasionnels viennent du secteur des arts et spectacles (fondation de conservation des oeuvres d'art, théâtre) et de l'humanitaire (projet en cours au Bénin).

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les ressources de l'association proviennent de la participation aux activités de peinture, de la vente des articles promotionnels que nous fabriquons et des cotisations. Le matériel de peinture nous est fourni gracieusement par le Géant des Beaux-Arts. Nous avons bénéficié, par ailleurs, de quelques dons et prestations en nature, dont des livres pour notre bibliothèque, le gîte et le couvert lors de nos déplacements et la mise à disposition d'une tente pour l'animation de l'atelier pendant le Festival Les Cultures du Monde. L'amorçage et le lancement de l'activité a bénéficié d'une subvention du Fonds Social Européen attribuée à la porteuse du projet, depuis, nous n'avons plus obtenu aucune aide financière.

Comment faites-vous pour faire connaitre "MultiCulti, l'atelier interculturel" ?

Nous disposons d'un site web mis à jour en temps réel et sommes présentés sur les sites artmiles.org (l'association mère), clubs-unesco.org et decennie.org et maintenant aussi sur uneassociationparjour.com et assosdhommesetdefemmes.com. Nous éditons une lettre mensuelle que nous diffusons aux participants et des brèves que nous diffusons au sein du réseau des Clubs UNESCO. Nous avons édité des calendriers présentant nos réalisations en 2007 et 2008. Nous avons participé 3 années consécutives au Festival Les Cultures du Monde à Gannat, aux deux derniers rassemblements annuels des Clubs UNESCO à Paris et au dernier rassemblement local en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Cette année, nous participerons au Salon des Initiatives de Paix à Paris, le 30 et 31 mai et 1er juin, aux Dialogues en humanité à Lyon, du 4 au 6 juillet et exposerons nos oeuvres de-ci, de-là.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

En 2008, nous projetons de porter à 55 le nombre total de toiles réalisées par environ 1 000 participants. Nous comptons organiser une formation d'animateurs et éditer le calendrier 2009 à l'occasion de la journée internationale de la paix, le 21 septembre 2008.

En 2009, nous devons louer un véhicule adapté au transport de notre matériel (toiles, châssis, paper board, peintures...) et à la poursuite de notre tour de France. Nous comptons former des animateurs supplémentaires pour faire peindre 15 à 20 toiles supplémentaires, consolider le lien entre l'ensemble des participants, constituer l'équipe qui participera au voyage et jeter ensemble les bases de l'organisation et de la sponsorisation du voyage.

En 2010, les efforts de l'équipe encadrante et des participants au voyage seront concentrés sur la logistique du voyage, son budget et la réalisation des supports illustrant tous les travaux effectués. Nous comptons, par ailleurs, faire peindre encore 15 à 20 toiles supplémentaires pour porter le nombre total à 85-95, à moins que nous n'arrivions à 100 !

Puis une fois repris nos esprits, nous chercherons à obtenir des financements à hauteur de 117 000 € pour une rencontre interculturelle et interreligieuse de jeunes et de professionnels internationaux, dont le programme a été élaboré, mais encore aucun financement obtenu.

Selon notre devise : “rien ne vaut plus d'efforts que la réalisation de nos rêves”, transposer nos rêves en réalité est le moteur de notre énergie.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

A mes yeux, le monde associatif fait partie intégrante de la société. Il est l'une des modalités d'expérimentation du monde social, une sorte de "terrain de jeu", de "jeu de société", permettant d'exprimer son identité et de s'approprier les règles de la vie en société. Il est le reflet des valeurs, des idéaux et des règles de notre société, et, en raison de cela, il en est un acteur à part entière.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Excellente initiative ! Une dynamique nationale qui vise à un résultat gagnant : satisfaire l'offre et la demande !

AHF - Février 2008

Hadrien Louis-Bruno, président de l'Association Mondiale pour l'Echange Culturel, Artistique et Artisanal (AMECAA)

Hadrien_louisbruno Interview d'Hadrien Louis-Bruno, président de l'Association Mondiale pour l'Echange Culturel, Artistique et Artisanal (AMECAA) qui a pour but de faire se rencontrer des personnes de culture différentes aux travers de camp-chantiers.

Présentez-nous l'association "AMECAA".

AMECAA est une association franco-toglaise qui a pour but de faire se rencontrer des personnes de culture différentes aux travers de camp-chantiers. Les bénévoles vivent pendant trois semaines dans un village togolais et participe à l’élaboration d’un projet commun (reboisement, rénovation, construction, soutien scolaire, artisanat).AMECAA accueille également des stagiaires tout au long de l’année au Togo. Par ailleurs en France l’association organise des expositions pour valoriser la culture togolaise.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

-L’année de notre création, en 2004, nous avons réalisé une palmeraie de 500 plants dans le village de Tové.

-En 2006 l’équipe AMECAA a financé et participé à la construction de toilettes publiques dans le village de Tové. Nous avons également reboisé 1500 plants sur quatre sites distincts dans le village de Tsavié et donné des cours de soutien scolaire aux élèves de 2 villages : Agrippa et Tové.

-En 2007 l’association a financé et participé à la construction d’une salle de classe à Tsavié et a donné des cours de soutien scolaire aux élèves d’Agrippa et de Tové.

Quelles sont les actions phares de l'association "AMECAA" ?

Les actions phares de l’association sont la réalisation de camp-chantiers de bénévoles internationaux avec la particularité de proposer sur chaque chantier une initiation à l’artisanat togolais. La finalité des ces actions étant la solidarité, de développement et l’échange culturel.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

AMECAA compte 53 adhérents.

Le noyau dur de l’association est composée de 9 personnes : Président, vice présidente, secrétaire, trésorier, vice trésorier, 2 chargées de projet, 1 monteur vidéo et 1 webmaster.

Chaque année nous envoyons en moyenne 25 bénévoles au Togo répartis sur les mois de juillet et d’août. La grande majorité sont des étudiants, nous avons aussi quelques jeunes enseignants intéressés par le soutien scolaire. Viennent s’ajouter par ailleurs une vingtaine de bénévoles qui nous aide en France pour la réalisation d’expositions et d’actions de valorisation du patrimoine togolais.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les ressources de l’association viennent des cotisations des membres, des dons, mais surtout des subventions accordées par différents soutiens financiers, institutionnels ou privés. (Ministère de la jeunesse et des Sports, Centre Régional Information Jeunesse, Fondation Aviva et Crédit Agricole principalement)

Le gros du travail d’AMECAA-France consiste justement à constituer des dossiers de demandes de subvention pour la réalisation de ses projets.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "AMECAA" ?

Nous utilisons principalement internet via le site de l’association http://assotogo.free.fr , le compte dailymotion http://www.dailymotion.com/AMECAA d’AMECAA et les forums sur le tourisme solidaire, l’écotourisme, l’échange culturel et l’humanitaire. Nous réalisons aussi des campagnes d’affichage dans les universités. Par ailleurs l’association organise des expositions et répond aux sollicitations des média locaux. (Radio et presse écrite).

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Notre principal projet pour l’année 2008 concerne la lutte contre la déforestation par la réalisation d’un arboretum regroupant toutes les espèces végétales en voie de disparition au Togo, ainsi que la sensibilisation et la formation de la population locale à l’utilisation respectueuse de ces espèces. Cette action sera réalisée au cours de deux camp-chantiers étalés sur juillet puis aout 2008. Nous envisageons ensuite de pérenniser ce projet en accueillant tout au long de l’année des stagiaires français en agronomie chargés d’entretenir et de valoriser l’arboretum. J’en profite pour signaler que nous sommes à la recherche de financement pour ce projet !

L’autre souhait de l’association serait de faire participer à nos camp-chantiers des mineurs français en difficultés. Des pistes de partenariat avec des centres spécialisés ont déjà été lancées.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

La « solidarité » est un mot trop souvent oublié et mis de coté au profit d’autres mots tel que … le mot « profit » justement !

Le monde associatif représente un maillage d’envies et de bonnes volontés qui permettent de mener à bien des projets extrêmement intéressants et bénéfiques pour le développement sain d’une société.

Quel est votre avis sur la création d'un Numéro Vert "Associatif" ?

La création d’un numéro vert associatif me parait une excellente idée. Il est vrai que parfois on désire donner de sa personne dans un domaine particulier sans savoir où et à qui s’adresser. Moi par exemple, la 1ère fois où j’ai eu envie de faire du bénévolat en Afrique j’ai mis beaucoup de temps à trouver le bon organisme.

AHF - Janvier 2008

Julien Aguin, vice-président de l'association Familles Rurales - Association de Voisenon

Julien_aguin Interview de Julien Aguin, vice-président de l'association Familles Rurales - Association de Voisenon, l'un des seuls acteurs et l'un des seuls représantant des familles en Sud Seine-et-Marne.

Présentez-nous l'association "Familles Rurales - Association de Voisenon".

Je vais tenter de vous expliquer ce qu'est notre association ... c'est dur car c'est tellement vaste !

Familles Rurales est un Mouvement familial créé en 1943. Nées par la volonté des familles de s’entraider, les associations se développent pour répondre aux difficultés liées aux conditions difficiles d’après-guerre. La solidarité entre la ville et la campagne s’organise, se traduisant par des colis de nourriture aux citadins et l’accueil des enfants pour des séjours plus ou moins longs.

Notre association s'est fondée en 1973 grâce à l'initiative de plusieurs parents vivant à Voisenon, notamment Madame MULLER, notre actuelle président. Nous sommes l'une des associations les plus anciennes de Seine-et-Marne ! Nous avions fondés un accueil le mercredi avec les parents d'élèves, et ainsi un accueil le week-end pour se retrouver tous en famille. Les enfants jouaient ensemble, les parents échangeait leurs idées.

Aujourd'hui nous sommes l'un des seuls acteurs et l'un des seuls représantant des familles en Sud Seine-et-Marne. Notre action consommateurs représente 70 % de nos adhérents.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Celles depuis toujours accompagner les familles dans leurs vies quotidienne.
Prôner l'intergénération.
Soutenir la jeunnesse tout en valorisant leurs projets d'avenir.
Aider l'autre tout simplement !

Quelles sont les actions phares de l'association "Familles Rurales - association de Voisenon" ?

Les Actions phares de notre asso. sont :  

- le service consommateur qui tourne très bien  
- le club des aînés  
- le club informatique de Voisenon et sa jeunnesse de toute la Seine & Marne  
- la prévention pour les tout petits  
- les ateliers pour les enfants  
- les soirées entres adultes

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Chez Familles Rurales, c'est toute la famille qui est adhérente du papa jusqu'au cadet !
Actuellement, nous avons 50 familles adhérentes à Voisenon intra-muros.
76 familles adhérentes dans l'agglomération melunaise hors Voisenon.
12 familles adhérentes en France. Ils vivent essentiellement en banlieue et en milieu péri-urbain.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les cotisations et quelques malheureuses subventions.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "Familles Rurales - association de Voisenon" ?

Le bouche à oreille marche énormément et c'est la meilleure des publicité. Sinon, nous communiquons beaucoup à travers notre site Internet www.frv.fr avec, la République de Seine & Marne (journal local) et grâce à nos fédérations.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Nos ambitions sont vastes :  

- la première : faire vivre notre association le plus longtemps possible
- développer encore plus d'activités pour les jeunes  
- devenir un acteur essentiel pour notre agglomération melunaise  
- fonder une micro-société solidaire de gens qui "Vivent Mieux !"

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Beaucoup de choses, tellement choses ... Le Monde associatif c'est pour moi, une façon d'être, une raison d'être pour soi, pour les autres c'est magnifique ! Cela crée de l'emploi, de l'union et de la mixité sociale.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

C'est essentiel, ce projet est absolument une excellente initiative ! mais pourquoi on n'y a pas pensé plus tôt ?

AHF - Janvier 2008

Jean-Carlo et Catherine Fait, fondateur et présidente de l'association "La Maison des Falaises"

Faitjeancarlo Interview de Jean-Carlo et Catherine Fait, fondateur et présidente de l'association "La Maison des Falaises" qui propose des activités de Pleine nature qui vont de l’éducation à la protection de l’environnement, notamment des plus hautes falaises maritimes d’Europe, entre Cassis et La Ciotat.

Présentez-nous l'association "La Maison des Falaises".

Anciennement Association Détente Loisirs créée en 1982, modifiée en octobre 1993 en Maison des Falaises afin d’élargir ses activités de Pleine nature à l’éducation et à la protection de l’environnement, notamment des plus hautes falaises maritimes d’Europe, entre Cassis et La Ciotat.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Création d’itinéraires de randonnées du vertige, canyon dry, éco-grimpe, sentiers naturalistes thématiques, anniversaires insolites (grimpe et spéléologie), opération de d’éducation à l’environnement et projet de valorisation/protection des falaises.

Quelles sont les actions phares de l'association "La Maison des Falaises" ?

Création de la Nuitée des Falaises, Nuit de l’été, forum des associations, Fête de la Science et surtout développement du « Sport pour Tous » au sein de la fédération françaises EPMM (200 000 adhérents).

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Un millier de participants/annuels. Tous les milieux socio-économiques. Une dizaine de bénévoles très impliqués localement, mais aussi des soutien en France et à l’étranger (Italie).

Quelles sont les ressources de l'association ?

Cotisations des membres et subventions municipale et CNDS.

Ponctuellement, CG 13 et Région PACA.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "La Maison des Falaises" ?

Site internet www.guidesciotadens.com

Vidéogrammes, diaporamas, publications, dépliants thématiques, Office Municipal de Tourisme mais surtout le « bouche à oreille ».

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Poursuite de nos activités dans un lieu approprié (recherche de local).

Création d’une bastide du patrimoine et d’un centre de ressource environnement à La Ciotat en partenariat avec le Spéléo-club de La Ciotat et l’Institut du Monde Minéral.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Une responsabilisation des décideurs. Développement de l’écoute, de l’éco-citoyenneté, et du lien social or des contraintes mercantiles.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

C’est une idée géniale.

Pourquoi ne pas proposer sa mise en place dans toutes les municipalités de France à l’occasion des échéances municipales de mars 2008 ?

Il existe déjà un n° ALLO MAIRIE pour les problèmes quotidiens.

JE PROPOSE d’une part

- UN NUMERO « ALLO ASSOCIATIONS » qui serait mis en place dans les 36000 communes française

Avec des liens entre elles…

D’autre part, un NUMERO VERT d’accès aux Ministères concernés : Jeunesse et Sport, environnement, culture, recherche…

AHF - Décembre 2007

Pascal Kammerer, président association Massy Wireless

Kammererpascal Interview de Pascal Kammerer, président association Massy Wireless qui a pour but de promouvoir le partage de connexion internet via la technologie WIFI ainsi que l'échange entre citoyens de la région sur notre forum de discussion  en ligne.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Plusieurs dizaines de hotspots FON (prêtés gracieusement par l'association) ont été placés à Massy s'ajoutant à ceux déjà existants. Le forum est en place depuis la création de notre association. Il est  ouvert à tous.

Quelles sont les actions phares de l'association "Massy Wireless" ?

Outre les bornes Wifi que nous prêtons (nous en avons acquis un centaine), nous avons couvert le forum des associations de notre ville  par une connexion sans fil gratuite.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

4 bénévoles et une dizaine de membres. Il s'agit généralement de personnes très intéressées par les nouvelles technologies. Nous souhaitons cependant concentrer nos efforts pour convaincre les personnes qui n'y sont pas encore très familières.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Cotisations et dons des adhérents. Nous demanderont probablement l'année prochaine une subvention municipale.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "Massy Wireless" ?

Un communiqué de presse est paru lors de son lancement. Le journal "papier" Le Parisien Essonne a écrit un article complet sur nous. Ont  suivi la radio France Bleu, ainsi que plusieurs journaux en ligne. Tout les liens sont sur notre site internet.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Nous espérons pouvoir installer l'ensemble de nos routeurs sans fil et  proposer la même chose dans les communes voisines comme Palaiseau par  exemple mais pas seulement.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le tissu associatif est essentiel. Souvent j'ai remarqué que ceux qui  s'y investissent rêvent d'améliorer le quotidien de leurs concitoyens  ce qui est notre cas. Les élus ne peuvent pas tout, et les entreprises  ont une logique qui leur est propre.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

C'est une très bonne idée, car il est souvent très difficile pour une association de se faire connaître, et pour une personne potentiellement intéressée, d'en apprendre seulement l'existence. Une  association ne peut investir dans des campagnes de publicités et les municipalités ne proposent guère plus que des panneaux d'affichage et  quand on a de la chance un annuaire en ligne. Il est donc essentiel de  penser à une plate-forme qui mettrait les personnes en relation.

AHF - Novembre 2007

Muriel Haim, présidente de l'association "Un Coeur Pour La Paix"

Muriel_haim Interview de Muriel Haim, présidente de l'association "Un Coeur Pour La Paix" qui a pour mission de rapprocher les peuples israélien et palestinien par des actions dans les domaines de la santé et de l'éducation.

Présentez-nous l'association "Un Coeur Pour La Paix".

Un Coeur pour la Paix a pour mission de rapprocher les peuples israélien et palestinien par des actions dans les domaines de la santé et de l'éducation. Connaitre l'autre, n’est-ce est pas le début du dialogue ?

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Chaque semaine, Un Coeur pour la Paix fait opérer un enfant palestinien atteint de malformations cardiaques mortelles à l'hopital israélien Hadassah de Jérusalem. A ce jour, depuis 21 mois, 80 enfants ont été opérés et sont rentrés chez eux en bonne santé.

Cette année nous finançons également la formation d'un pédiatre palestinien à l'échographie cardiaque pour améliorer le dépistage et le suivi post opératoire. Transmettre la connaissance pour faciliter l'autonomie.

Quelles sont les actions phares de l'association "Un Coeur Pour La Paix" ?

Sauver des enfants grâce à des équipes composées de médecins israéliens et palestiniens qui travaillent ensemble à l'hôpital Hadassah.  Ces enfants sont les meilleurs ambassadeurs de la Paix.  Quand dans une même chambre d'hôpital une maman palestinienne et une maman israélienne se penchent sur leur enfant qui souffrent, que la guerre doit leur paraitre futile.

Les enfants palestiniens n'ont pas de couverture sociale en Palestine, les pays avoisinants ne les prennent pas en charge, leur seule chance de survie est d'être opéré en Israel.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Nous sommes 20 mais efficaces, tout le monde est bénévole et tout le monde est bienvenu.

Quelles sont les ressources de l'association ?

L'association est financée par des dons de sociétés, de fondations et de très nombreux particuliers. Une opératoin coute 12000 euros, l'hopital Hadassah prend en charge la moitié et Un coeur pour la Paix l'autre moitié. Les parents ne payent rien.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre "Un Coeur Pour La Paix" ?

La presse nous aide et relaye l'information. Nous avons un site uncoeurpourlapaix.org, Venez le visiter. N'hésitez pas à me contacter, je vous répondrai.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Quatre :

Un. Continuer à financer 50 opérations par an car les enfants ont en besoin, sinon ils meurent.

Deux. Former davantage de médecins palestiniens à des techniques de pointe.

Trois.  Financer l'achat d'un échographe portable pour assurer un suivi post chirurgical facile pour les familles qui ont parfois du mal à se déplacer. Les mamans ne conduisent pas, les villages sont parfois loin des hôpitaux. Un médecin pourrait se rendre chez eux pour vérifier que tout se passe bien dans les quelques semaines après l'opération.

Quatre. Financer un projet de recherche pour mesurer l'impact de ce type de programme sur l'image de l'autre.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le monde associatif développe l’entraide qui est le ciment social.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Cela faciliterait l'implication de plus de bénévoles en ouvrant des possibilités.

AHF - Septembre 2007

Sessi Hounkanrin, présidente de l'association "Miwa"

Interview de Sessi Hounkanrin, présidente et coordinatrice de l'association "Miwa" qui développe des actions artistiques innovantes valorisant les expressions  et pratiques culturelles de différents horizons.

Présentez-nous l'association "Miwa".

Miwa signifie "Venez" en langue goun (Sud Bénin). Miwa est une invitation, à la découverte, à la rencontre, à l'échange, au dialogue et au partage culturel.

Nous développons des actions artistiques innovantes valorisant les expressions  et pratiques culturelles de différents horizons.

Nos activités s'adressent à un public intergénérationnel mais une attention particulière est portée au public jeunesse (milieu scolaire, enfants, adolescents, jeunes adultes....) en terme de sensibilisation.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Conception-réalisation d'expositions itinérantes réalisées en collaboration avec des artistes d'origines diverses :

- Johannesburg, ombres, élections et lumières  de Moctar KANE
- Erotisme du Regard d'Erick AHOUNOU
- Sagesse Multicouleurs , une production de l'association Miwa avec des illustrations: Olivier ANICET, K-FEINE, Claude ADJAKA, Hector SONON

Coopération culturelle internationale : Europe - Amérique du Nord- Afrique

Participation active à  des festivals et des manifestations internationales en lien avec les thématiques suivantes :   

Lutte contre le racisme et les discriminations

- Diversité culturelle
- Dialogue interculturel
- Francophonie
- Jeunesse- Citoyenneté
- Culture et arts Autres activités 

Ateliers d'initiation à la pratique du conte pour animateurs et éducateurs jeunesse

Ateliers créatifs : arts plastiques, écriture, danse...

Animations et spectacles  soirées contes-musique, danse, musique

Publication de cartes postales Sagesse Multicouleurs.   

Quelles sont les actions phares de l'association ?

Je dirais que toutes les actions que nous réalisons sont des actions phares,en premier lieu  parce qu'elles s'adressent au plus grand nombre, au grand-public ;  hommes, femmes, jeunes, ainés, novices, amateurs, professionnels etc....

Elles apportent généralement  de la  lumière à des questions d'actualité , elles véhiculent des valeurs que nous partageons tous ou encore  valorisent des oeuvres artistiques qui servent de support à un travail de sensibilisation à destination des jeunes.

Elles attirent  également de nombreux visiteurs de tous les ages, de toutes les couches sociales et culturelle.

Ce qui intéresse l'association Miwa c'est de travailler sur la notion de liens, de ponts entre les cultures, promouvoir ce qui nous réunit plutôt que ce qui nous sépare. Mettre en commun ce que nous avons de meilleur afin de nous enrichir de nos mutuelles différences... une pensée de Paul Valéry qui est l'inspiration de même de notre dernière action phare en date.

En effet,   nous en venons ainsi à Sagesse Multicouleurs. C'est une initiative que nous  menons  depuis 2002, que nous avons présenté dans une quinzaine de lieux, et qui est en constante évolution.

Notre action  propose une exposition itinérante de proverbes du monde entier illustrés par des artistes d'origines diverses (exposition qui s'enrichit de nouvelles oeuvres progressivement), des animations, et une série de publications en lien avec le concept du projet. C'est une initiative qui est largement apprécié par le public parce qu'elle s'adresse à tous et utilise l'humour pour favoriser la réflexion.   Cette exposition a déjà traversé l'Atlantique et été présentée lors de la Semaine d'Actions Contre le Racisme 2004 à Montréal.

Sagesse Multicouleurs participe au programme "Cultivons la Paix"  (2001-2010) de l'UNESCO ainsi qu'à la campagne 2006-2007 "Tous différents, tous égaux",  initiée par le Conseil de l'Europe.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

L'association comporte une trentaine de membres plus ou moins actifs. Aussi, le nombre des bénévoles évolue en fonction des actions menées  par l'association  ainsi que de ses  besoins.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Elles sont diverses. Elles proviennent depuis 3 ans essentiellement des services que nous proposons (expositions, animations....). Nous recevons aussi des aides financières sous forme de subventions pour des projets ponctuels. Nous avons également bénéficié de  l'aide de l'Office franco-Québécois pour la Jeunesse  ainsi que Images Interculturelles (organisme québécois ) qui nous a permis de donner une dimension internationale à nos activités.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre ?

Nous communiquons essentiellement par le biais de réseaux professionnels existants ou que nous construisons nous mêmes. Internet est pour nous un outil essentiel pour favoriser notre communication. Les réseaux personnels sont également d'excellents relais  car le bouche à oreille fonctionne très bien.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association "Miwa" ?

Des projets futurs il y en a toujours ! Nous y allons pas à pas....

Coté exposition.... nous souhaitons poursuivre notre travail de diffusion auprès du plus grand nombre; nous envisageons de montrer notre travail dans des lieux tels que les métros (métro parisien, métro montréalais) ,  les places publiques et les parcs...

Nous souhaiterions  pour cela produire une version grand format de Sagesse Multicouleurs version  ( sur panneaux géants). Sagesse Multicouleurs par exemple s'intègrerait tout à fait dans des initiatives d'art urbain ou de musée en plein air.

Coté édition...il y a beaucoup de projets en chantier. Continuer la diffusion de cartes postales et créer des recueils illustrés pour les jeunes et les moins jeunes.

Il y a aussi des créations multimédia  que nous aimerions  réaliser

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Du rêve, de l'espoir, de la nouveauté....;-)

Quel est votre avis sur la création d'un Numéro Vert "Associatif" ?

Excellente idée.  En plus d'etre initiative utile....car elle répond à des besoins spécifiques. On accède simplement, rapidement  et gratuitement à l'information que l'on souhaite , alors cela ne peut être que bénéfique !

AHF - Juillet 2007

Gilles Poulalion, président de l'association "Authentic Ruténa'05"

Gilles_poulalionInterview de Gilles Poulalion, président de l'association "Authentic Ruténa'05" dont le but est d'encourager l'équipe de football de Rodez.

Présentez-nous l'association Authentic Ruténa'05.

Notre association est née le 11 Novembre 2005 d'une scission avec une association déjà existente. Notre but est d'encourager l'équipe de football de notre ville - Rodez - lors de tous les matchs (à Rodez mais aussi et surtout à travers toute la France)

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Après plus d'un an et demi d'existence, les membres de notre association ont sillonné la France sur plus de 24 000 kilomètres et vu des dizaines et dizaines de matchs, à Rodez bien sûr, et dans des villes aussi diverses que Monaco, Bordeaux, Bayonne, Orléans, Le Mans, Gap etc... Qui plus est, lors des matchs importants du club (notamment en coupe de France ou de montée), nous avons réalisé plusieurs tifos et animations pour porter encore plus haut les couleurs de notre association et celles du club.

Quelles sont les actions phares de l'association ?

Deux grosses animations lors des deux montées du club (2006 et 2007) et un déplacement en bus à Clermont Ferrand lors du 1/16ème de finale de la coupe de France cette année.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Notre association compte environ 25 membres cette saison, des membres issus de catégories sociales très hétéroclites allant d'étudiant à cadres. L'âge des membres est lui aussi très étendu : de 15 à 50 ans environ...

Quelles sont les ressources de l'association ?

Nos revenus proviennent essentiellement de l'organisation de quines (environ 2-3 par an), les cotisations des membres (8€) et quelques subventions des collectivités.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

N'étant officiellement pas reconnu par le club, il est très difficile pour notre association de grandir. cependant, grâce en premier lieu au forum très actif (plus de 800 membres des quatre coins du monde) dont nous disposons (www.authenticrutena05.aceboard.fr), certaines personnes l'ont rejoint. De plus, nous essayons au maximum de passer dans les 3 journaux locaux.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Il n'y a pas d'ambition à proprement parlé pour notre association si ce n'est de développer le nombre de membres tout en gardant l'esprit d'amitié qui règne au sein du groupe. Nous souhaiterions aussi obtenir, enfin, une reconnaissance de la part du club.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Je pense qu'on ne réalise pas, avant d'en avoir fait partie soi même, combien intégrer une association, quelle qu'elle soit est prenant en terme de temps mais aussi tellement passionnant ! C'est en cela que je crois sincèrement que le premier don du monde associatif à la société est le rapprochement au niveau humain des personnes. Des contacts, qui n'auraient jamais pu être autrement, se nouent et des personnes qui n'auraient jamais eu l'occasion de se rencontrer, se lient d'amitié, etc.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Il est vrai qu'un "annuaire" regroupant toutes les associations et leur caractéristiques ne peut être qu'une bonne idée! J'encourage véritablement cette initiative et espère qu'elle verra le jour. Bon courage !

http://authenticrutena05.aceboard.fr

AHF - Juillet 2007

Roger Philibert, Président de l'association "Verticale"

Roger_philibert Interview de Roger Philibert, Président de l'association "Verticale", associationse qui se bat pour aider la recherche sur les traumatismes de la moelle épinière.

Présentez vous.

Je suis retraité, j'ai 67 ans et je suis paraplégique depuis l'âge de 26 ans suite à un accident du travail.

Quel a été le cheminement pour arriver à la création de l’association «Verticale », quel est son but ?

Lors des jeux mondiaux handisport qui ont eu lieu à St ETIENNE j'ai été choisi pour aller chercher à Athènes la flamme de l'espoir et un message d'amitié que nous avons ramener à St ETIENNE depuis ALBERTVILLE en relais avec avec des valides. Un industriel qui m'avait offert mon premier fauteuil de compétition et qui à découvert le handicap à travers moi m'a demandé de créer une association pour aider financièrement la recherche médicale sur la moelle épinière.

Cette création a-t-elle été dure ? Si oui comment avez-vous réussi à surmonter les difficultés ?

Comme toute création d'association il y a des difficultés. Mais au départ nous étions 10 personnes qui étaient prêtes à faire les sacrifices en temps et parfois en argent pour assurer son bon fonctionnement.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

Lorsque nous avons eu la chance de rencontrer des partenaires qui ont bien voulu nous faire confiance comme AXA ATOUT COEUR, Hypermarchés GEANT, Groupe CASINO, HERTZ France, FORD Magris, RENAULT Givors, la POLICE NATIONALE, EDF, LA REINE ASTRID Lyon,etc. Mais avant d'en arriver là il faut galérer au moins 10 ans pour que l'association soit vraiment prise au sérieux.

Pourquoi le nom de « Verticale » ?

C'est le symbole de l'homme debout.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Au 31/12/2006 nous avons acheté pour 439 216 € de matériel pour le laboratoire de l'INSERM de Montpellier dirigé par le professeur Alain PRIVAT qui est le seul au monde, à ce jour, à avoir fait remarcher une souris paraplégique transgénique. Par souci de transparence nous réglons directement les factures aux fournisseurs ce qui nous permet d'adresser à tous les donateurs qui nous font un don égal ou supérieur à 762 € de recevoir la copie de la facture payée par ledit don.

Quelles sont les actions phares de l’association ?

Le raid humanitaire en fauteuil roulant que nous réalisons chaque année dans une région de France différente. Nous partons 5 jours et durant chaque étape nous proposons nos articles à la vente et recueillons les dons. Le repas dansant, la soirée cabaret, le loto, la soirée musicale, des expositions de peinture.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ?

65

Quel est votre rôle ?

Je suis le Président de l'association.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Notre site internet : www.assoverticale.com, la presse écrite, la télévision, la radio, les mails.

Quelles sont les ressources de l’association ?

Les cotisations des membres, les dons, la vente de nos articles, le mécénat des entreprises, nos actions payantes citées plus haut.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour »Verticale » ?

En dehors des achats de matériels de laboratoire, nous voulons doter le laboratoire de l'INSERM de Montpellier d'un IRM pour petits mammifères. Son coût 625 000 €. Nous disposons de 400 000 €. Il manque 225 000 €. Si 50 000 personnes donnent 5 € nous pouvons acheter cet appareil indispensable pour atteindre notre but : "Lève toi et marche"

" La " grande qualité qu’un responsable associatif doit posséder ?

Pouvoir donner de son temps, et parfois de son argent. Faire preuve de beaucoup d'humilité, de patience et croire encore en l'homme. Et surtout être sourd aux critique

Vos plus grandes joies en tant que président de cette association ?

Les rencontres avec les enfants lors des raids humanitaires, car ils ont un regard sain sur le handicap et posent les bonnes questions sans arrière pensée.

Vos plus grands regrets ?

Le manque de sérieux de nos hommes politiques quelque soit leur étiquette. Ne pas apporter à toute le recherche française les moyens financiers pour permettre de redonner de la joie de vivre à des milliers de personnes est à mes yeux totalement irresponsable aussi bien sur le plan financier que sur le plan humain.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

En prenant le relais des hommes politiques nous pouvons redonner l'espoir et la joie de vivre à des milliers de personnes. La solidarité, la convivialité et parfois de l'amitié.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Tout à fait d'accord sur le N° vert. Pourquoi aussi ne pas avoir droit à un nombre d'envoi de courriers gratuits.

http://www.assoverticale.com

AHF - Juin 2007

Bérenger Brillante, président de l'association "TnT"

Berengerbrillante Interview de Bérenger Brillante, Président de l'association "TnT", association regroupant des cinéastes en voie de professionnalisation qui s’aident pour faire des films de qualité à mettre dans leur bande démos.

Présentez-nous l’association « TnT ».

L’association TnT est un regroupement de cinéastes en voie de professionnalisation qui s’aident pour faire des films de qualité à mettre dans leur bande démos. Nous essayons d’intégrer dans la vie active du spectacles et de l’audiovisuel nos membres grace à ces bandes démos.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Nous avons environ 70 films a notre actifs. Evidement, tous ne sont pas réussis. Une vingtaine d’entre eux sont disponibles sur notre site et représentent à eux seul une centaine de sélections en festival, télé ou presse.

Nous avons organisé plusieurs projets évènementiels, des concours, des tournages à thèmes, fait quelques projections en salle et en bar.

Nous avons une aide à l’écriture et à la réalisation qui permet d’améliorer considérablement les films. Nous pratiquons des tarifs « association » de –60% alors que notre parc est autant professionnel que n’importe quel loueur.

Quelles sont les actions phares de l'association ?

Une projection en 2004 qui a fait venir plus de  600 personnes. Mais surtout ce sont nos films qui attirent les gens.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Il y a environ 75 membres bénévoles. Ils sont pour la plupart étudiants de milieu moyen.

N’ayant pas l’argent de gens aisés et pas les aides accordées au moins aisés, ils  se retrouvent à devoir travailler en cours et en dehors pour payer leur vie quotidienne. Ce sont eux que nous aidons.

Quelles sont les ressources de l'association ?

La principale ressources de l’association est la location de son matériel au gens en dehors de l’association. En second et dernier vient les cotisations annuelles.

Comment faites-vous pour vous faire connaitre ?

Le site de l’association est assez connu, et nous avons mis en place un système de blog qui commence à porter ses fruits. Au total c’est environ 50 000 visiteurs unique qui viennent sur nos pages.

Le bouche a oreilles est aussi très très très fréquent. Nos services sont de bonne qualité et pas cher, et nous sommes sympa ! Que demander de plus ?

Evidemment, les sélections en festival et en télévision nous ont permis de devenir un peu plus grand public. Mais cela reste relatif au milieu du spectacle.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l’association « TnT ». ?

Nous aimerions réaliser une projection, mais a notre goût, il n’y a pas assez de vraiment bon film chez nous. Pour le moment nous nous axons sur la recherche de matériel (enfin si la subvention que nous allons demander aboutis). Car une fois le matériel complet, l’argent passera alors dans le remboursement intégrale des frais de tournages. Ce qui ferait de TnT, une des seules maisons de productions de courts-métrages de France.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Personnellement, des amis. Le contact entre les gens d’un même milieu professionnel est très formateur. On apprend beaucoup de choses. Après, ça c’est pour notre association. Je pense que dans d’autres associations moins spécifiques, c’est justement le jumelage des milieu qui est intéressant.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

J’en suis. Certaines association comble des lacunes du « service public » ou un manque dans la demande et il est parfois difficile d’en trouver, alors qu’elles sont la devant nous.

Nous recherchons actuellement des associations pour les présenter à travers un spot promotionnel et nous avons du mal à en trouver. Je suis déjà très content d’avoir connu votre site !

http://www.tnt.asso.fr

AHF - Février 2007

Vivian Sicard, président de l'association "Tribu du Monde"

Tribu_du_monde_5 Interview de Vivian Sicard, Président de l'association "Tribu du Monde" association humanitaire internationale à caractère culturel, sanitaire et socio-éducatif.

Présentez-nous l'association "Tribu du Monde".

Tribu du Monde est une association humanitaire internationale à caractère culturel, sanitaire et socio-éducatif créée en 2001.

Le but principal de notre association comme défini dans nos statuts est : l'échange culturel et l'amitié entre les peuples, dans un souci daide aux populations démunies, du respect des droits de l'Homme et de la condition humaine.

Nous agissons actuellement au Togo, petit pays du Golfe de Guinée, en soutien aux initiatives locales. Ce choix sest fait par les membres créateurs franco-togolais. Nous avons choisi volontairement de ne pas nous étendre géographiquement pour le moment dans un souci de créer une structure et des actions à caractère durable. La création récente dune antenne de notre association au Togo (Tribu du Monde-Togo) va dans ce sens. Nous voulons que celle-ci se développe pour devenir autonome sur un plan financier, organisationnel et fonctionnel. Notre but étant que cette structure de soutien puisse développer elle-même ses propres actions avec un simple appui logistique et financier avant de nous diriger vers d'autres pays à travers le monde. Tribu du Monde est co-fondatrice de la Charte humanitaire et d'éthique associative internationale 2005.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Réalisation de chantiers humanitaires internationaux :

- Août 2003 réalisation d'un puit pour un village enclavé du Togo (Kpélé Tutu) 13 volontaires français et 6 volontaires togolais avec la participations des villageois.
- Août 2004 réhabilitation dune maison en centre d'accueil pour les enfants des rues à Kpalimé avec la collaboration de l'association Bon Berger (Togo) 6 volontaires français et 6 volontaires togolais avec la participation d'enfants issus des rues.
- Août 2006 soutient scolaire à l'école la¨que « Ma Patrie » et réalisation de sculptures et de batiks à Lomé en collaboration avec les associations E.L.F.E.S. (France) et A.R.S.P. (Togo) 6 volontaires français et 10 togolais avec la participation des professeurs de l'école

Réalisation de missions humanitaires internationales :

- Février-Mai 2004 mission de 3 membres de TdM au Togo Réalisation d'un puit dans un village du Togo par les villageois avec l'appui des volontaires
- Octobre-Novembre 2005 mission de 3 membres de TdM au Togo
- Octobre-Décembre 2006 mission d1 membre de TdM au Togo

Réalisation d'expositions/sensibilisation :

- Janvier 2004 exposition/sensibilisation durant une semaine en centre ville de Nantes
- Janvier 2005 exposition/sensibilisation durant une semaine en centre ville de Nantes 
- Octobre 2006 exposition/sensibilisation et prévention VIH/Sida durant 3 semaines à l'Université de Nantes, en centre ville de Nantes et au pôle associatif Nantes-Nord en collaboration avec l'association E.L.F.E.S..

Réalisation de concerts et de stages de percussions et de danses :

- Réalisation de plusieurs concerts-mix  dans des bars de Nantes
- Réalisation de 3 concerts, 2 aux Sables d'Olonnes (2003 et 2004) et 1 au Panonica à Nantes (2006) - Réalisation de 2 concerts culturels togolais en 2004 et 2005 avec Aziz Ayawo
- Réalisation de 3 stages de danses et de percussions en 2004 et 2005 avec Aziz Ayawo
- Réalisation d'un concert/sensibilisation en octobre 2006 au Pôle Etudiant (Université de Nantes) avec Richard KARA et Aziz Ayawo en collaboration avec l'association E.L.F.E.S.

Réalisation de conférences/débats :

- Réalisation de 3 conférences/débats en collaboration avec l'association Survie 44 et la Ligue des Droits de l'Homme lors des évènements de février à avril 2005 au Togo
- Réalisation dune conférence/débat en mai 2006 à la salle Paul Fort à Nantes en collaboration avec l'association E.L.F.E.S. Tribu du Monde est co-fondatrice de la Charte H.A.M.I. d'éthique et de morale associative 2005. La Charte H.A.M.I. (Human Association Movement International) d'éthique et de morale associative 2005, co-fondée avec l'association E.L.F.E.S., a pour but de donner un cadre de respect de prérogatives nécessaires au yeux de notre organisation dans l'action humanitaire. Cette Charte aura pour but final de créer un réseau officiel d'associations et d'ONG humanitaires voulant travailler dans un même sens et une même philosophie de respect de l'être humain et dune éthique morale.

Membres fondateurs :

- L'association Europe Loire France Enfants Sida (E.L.F.E.S.) / NANTES (France) - L'association Tribu du Monde / NANTES (France)

Membres d'honneur :

- La Coalition Panafricaine dEtudes et dAction de Contrôle de Tabac (CPEACT).

Associations et ONG partenaires :

- ONG : A.L.C.S  Association Lutte Contre le Sida / AGADIR (MAROC) - ONG : Action Secours Sans Frontières / BAMAKO (MALI) - ONG : ADAS CONGO/Promotion de la santé - Prise en charge des maladies KINSHASA (R.D CONGO) - ONG : TOVI-NONVI / PORTO-NOVO (BENIN) - ONG : O.E.M.I.D / COTONOU (BENIN) - ONG : SOS FEMMES ET ENFANTS EN DETRESSE / PORT-GENTIL (GABON) - ONG : Potentiel 2000 / COTONOU (BENIN) - ONG : IJ-D, Inter-Jeunesse Pour le Développement / LOME (TOGO) - ONG : OÏDAH, Aides au développement, Lutte contre le sida, Soutien scolaire BRAZZAVILLE (CONGO) - ONG : AJLS/MST, Association des Jeunes pour la Lutte contre le sida KONNA/MOPTI (MALI) - ONG : JAB,  JEUNESSE ACTIVE DE BALEFANG, Développement local, Analphabétisme, lutte contre les  MST/VIH-SIDA, Aides et formations à lEmploi YAOUNDE (CAMEROUN) - Association DOMAS INTERNATIONALE (FRANCE) - FONDATION OLIVIER (FRANCE) - la J.C.I, Jeune Chambre Internationale Afrique à Paris (France) (Fédération Mondiale de jeunes Leaders et Entrepreneurs)

Interlocuteurs institutionnels en France :

- LO.R.S, (observatoire régional de la santé) - Le CRIPS (centre régional d'information et de prévention contre le sida) - Le CREDEPS (comité régional et départemental d'éducation et de promotion de la santé) - Sida Info Service - FRANCE BENEVOLAT

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

L'association compte aujourd'hui une vingtaine de bénévoles qui viennent de France et du Togo, de milieux différents et d'ages différents.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les dons, les subventions, la ventes d'articles d'artisanats togolais, de réalisation d'évènements.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Par internet, par le bouche à oreille, par notre apparition sur différents évènements.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour  « Tribu du Monde » ?

Nos ambitions sont d'améliorer la vie et les échanges culturels afin que le monde cultive la différence et non l'indifférence.

Les projets futurs de l'association sont :

Objectifs locaux : - Création dune antenne : « Tribu du Monde-Bretagne » à Rennes - Participation au Solibus Tour 2007 - Participation à la semaine de Solidarité internationale - Création de l'événement « le SIDA c'est pas du CINEMA » en octobre - Création d'exposition/sensibilisation en retour des activités internationales 2007, expositions réutilisées pour l'année 2008 - Création d'expositions/sensibilisation sur les activités internationales 2006 - Participation à des festivals et à des stands sur les marchés - Réalisation de sensibilisation et échange culturel sur la condition de l'Afrique dans les écoles - Création de pièces de théâtre/sensibilisation - Création de concerts culturels et de stages de danses et de percussions africaines - Création de conférences/débats - Réalisation d'actions financières (paquets cadeaux à Go Sport, …)

Objectifs internationaux :

- Création dune antenne : « Tribu du Monde-Togo » à Lomé au Togo - Financement pour la réalisation de salle de classe en apatame pour l'école laïque « Ma Patrie » à Lomé au Togo - Financement de tables d'école pour l'école laïque « Ma Patrie » à Lomé au Togo - Création et approvisionnement d'une infirmerie au sein de l'école laïque « Ma Patrie » à Lomé au Togo - Envoi de fournitures scolaires, livres scolaires et de médicaments de premiers soins - Mise en place d'un parrainage pour la scolarisation d'enfants pour l'école laïque « Ma Patrie » à Lomé au Togo - Envoi d'une mission humanitaire pour développer les partenariats, les relations et les activités au Togo

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le monde associatif peut et apporte déjà un réel rapport humain entre les individus, un échange de connaissances et de manières de vivre et de voir les choses. En bref  une évolution multilatérale de toute une société française et internationale. Car ce sont nos associations qui font bouger la vie qui nous est proche elles sont un réel service utile, social, solidaire et citoyen.

Quel est votre avis sur la création d'un Numéro Vert "Associatif" ?

Ca peut toujours être utile et facilité les recherches.

AHF - Février 2007

Amédée Louis-Fernand, président de l'association "Cœur & Conscience"

Amedee Interview d'Amédée Louis-Fernand, Président de l'association "Cœur & Conscience"   - http://www.coeuretconscience.org - association caritative internationale dont le but est de venir en aide à l'enfance défavorisée.

Présentez-nous l’association « Cœur et Conscience ».

Cœur & Conscience est une association caritative internationale d’aide à l’enfance défavorisée, sans affiliation religieuse, politique ou gouvernementale.

Nous pensons que les inégalités entre défavorisés et nantis, et l’absence de valeurs humaines essentielles dans l’éducation sont la source de la majorité des conflits et problèmes de ce monde.

Pour agir, notre association utilise deux leviers : l’accès à une instruction de qualité données aux enfants défavorisés et l’enseignement des valeurs humaines universelles.

Nous portons une grande attention à l’enseignement des vertus universelles que sont la tolérance, le respect, la solidarité et la fraternité.

Fournir une instruction de qualité aux enfants défavorisés c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour faire progresser les relations harmonieuses entre les hommes afin de sortir de la spirale effroyable des conflits meurtriers sources des plus grandes misères de ce monde.

Nous ne devons pas oublier que se sont des gens instruits qui fabriquent des bombes, et ce sont aussi des personnes instruites qui décident de les utiliser !

C’est donc en éduquant les enfants dès le plus jeune âge aux valeurs humaines fondamentales que nous les aiderons à mettre fin à la violence, à la misère, et rendrons ce monde plus humain.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

A ce jour nous avons démarré un programme de parrainage d’enfants à Madagascar.

Nous avons créé une filiale de notre association Cœur & Conscience à Diego Suarez, et mis en place un partenariat avec la Croix Rouge et le Ministère de la Population malgaches.

Nous avons également établi des synergies avec plusieurs ONG en Inde reconnues pour  l’efficience de leurs programmes éducatifs.

Nous avons établi des contacts dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest qui devraient déboucher sur le parrainage prochain d’enfants de ces régions.

Quelles sont les actions phares de « Cœur et Conscience » ?

Les actions principales de Cœur & Conscience  sont :

Le parrainage d’enfants dans des écoles proposant un enseignement de grande qualité, à Madagascar, en Inde, et bientôt en Afrique de l’Ouest.

Le parrainage de classes maternelles en Inde (Balwadis) dont le programme éducatif innovant suscite chez l’enfant dès le plus jeune âge, l’enthousiasme, l’éveil et l’envie d’apprendre,

Nous travaillons aussi en collaboration avec Agastya International une ONG appréciée en Inde pour la qualité de ses méthodes éducatives, au développement d’un programme d’enseignement destiné à sensibiliser les enfants aux valeurs humaines fondamentales. Cet enseignement adoptera un langage universel exempt de toute influence religieuse, dogmatique ou politique.

Nous intervenons aussi comme consultants pour l’étude et la mise en place de ces modèles éducatifs performants dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et à Madagascar notamment.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ? De quel milieu viennent-ils ?

Notre association compte actuellement une quinzaine de membres bénévoles. Ils ont des compétences variées et sont d’origines et de milieux socioculturels différents. Cette diversité donne vie au sein de notre association aux valeurs qui nous sont chères : « Nous sommes riches de nos différences. »

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les ressources de l’association proviennent des dons, du parrainage, et du mécénat.

Nous proposons trois formules de parrainage : le parrainage individuel d’enfants, le parrainage de projets (écoles, projets éducatifs) et le parrainage de l’association, qui nous permet d’assumer les frais de fonctionnement et de gestion administrative, et de concentrer tout notre temps et notre énergie à la réalisation des actions caritatives.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Le web pour l’essentiel !

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Aider à l’implantation de programmes éducatifs de qualité, en synergie avec d’autres organisations, dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et à Madagascar.

Faire grandir notre réseau de solidarité, composé de mécènes, de sponsors et principalement de parrains et marraines, et permettre à chacun de participer activement à cette chaîne de solidarité en aidant individuellement ou collectivement les enfants à rendre ce monde meilleur !

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Oeuvrer pour des causes importantes sans être obnubilé par l’enrichissement et l’ambition personnelle.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

La vie associative est indispensable dans notre société portée à l’individualisme. Comme vous le soulignez, nous avons tous intérêt à faciliter la mise en relation des particuliers et des entreprises avec les associations pour le plus grand bien de tous. Nous approuvons et soutenons votre initiative qui va dans le sens de l’expression d’une plus grande solidarité.

AHF - Septembre 2006

Marc Francioli, président de l'association "SOS SAHEL"

Portrait_marc_francioli Interview de Marc Francioli président de l'association «SOS SAHEL» - http://www.sossahel.org - qui mène des projets de développement en Afrique subsaharienne, afin de permettre aux familles qui souffrent de la désertification de rester vivre dans leurs villages.

Présentez-nous l’association « SOS SAHEL » ?

SOS SAHEL International France est une ONG de solidarité internationale créée en 1978. Elle est le prolongement de SOS SAHEL International créée à Dakar 1976 à l’initiative du premier Président sénégalais Léopold Sédar Senghor. Elle mène des projets de développement en Afrique subsaharienne, afin de permettre aux familles qui souffrent de la désertification de rester vivre dans leurs villages. L'objectif de SOS SAHEL est de donner les moyens aux populations défavorisées de devenir les acteurs de leur propre développement. L'organisation intervient dans les domaines de l'accès à l'eau potable, la santé préventive, la sécurité alimentaire et la protection de l'environnement. SOS SAHEL International France intervient dans 5 pays du Sahel parmi les plus pauvres de la planète : Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Sénégal.

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Depuis 1990, SOS SAHEL a mené plus de 120 projets de développement concernant plus de 875 000 Sahéliens, soit :

- Une sécurité alimentaire améliorée pour 550 villages
- 969 points d'eau aménagés
- 48 centres de santé réalisés
- 28 500 hectares de terres agricoles régénérés

Quelles sont les actions phares de l'association  « SOS SAHEL » ?

SOS SAHEL mène en permanence une quinzaine de projets simultanés. En 2005, nous avons achevé un important programme de lutte contre la désertification et de développement des productions maraîchères au Niger. En 2006, nous débutons deux projets d’envergure au Mali et au Sénégal. Dans le cercle de Kati, au sud de Bamako, il s’agira de développer des actions génératrices de revenus alternatives à la coupe du bois pour 60 villages, notamment par la commercialisation du beurre de karité. Dans la région de Louga, entre Dakar et St Louis, nous travaillerons avec les organisations paysannes pour reboiser la bande forestière de filaos - longue de 200 km - et améliorer les techniques de productions maraîchères. Le développement durable, terme trop souvent galvaudé, prend ici tout son sens.

Combien de salariés, de bénévoles compte votre association ?

De quel milieu viennent-ils ? SOS SAHEL est une association apolitique et non confessionnelle. Salariés et bénévoles viennent d’horizons très divers. L’association fonctionne avec une équipe salariée de 9 personnes. La philosophie de SOS SAHEL privilégie une approche professionnelle du développement. Les membres du bureau et les administrateurs de l’association sont tous bénévoles.

Quelles sont les ressources de l'association ?

Les ressources financières de SOS SAHEL proviennent de la générosité du public à 38 % et de financements privés et subventions à 62 %. Le budget 2005 de l’association était de 2,7 millions d’euros. Désireux d’apporter toujours plus d’informations à nos donateurs, nous avons mis notre rapport annuel en libre accès sur notre site. Par ailleurs, il est important de préciser que SOS SAHEL offre toutes les garanties d’une gestion saine, transparente et efficace des dons privés et des subventions publiques perçues. Nous sommes membres de la Charte des organisations faisant appel à la générosité du public et avons été lauréat en 2002 du prix de la transparence financière remis par la Compagnie des Commissaires aux Comptes de Paris.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

Chaque année, nous organisons une campagne de sensibilisation au mois de juin à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification. Une trentaine de grands médias sont partenaires et nous permettent d’élargir notre audience. Internet et notre publication La lettre du Sahel sont aussi des vecteurs de communication essentiels. Par ailleurs, SOS SAHEL a trouvé une ambassadrice dévouée en la personne d’Olivia Adriaco.

Quels sont vos ambitions et projets futurs pour l'association ?

Multiplier nos projets et offrir des perspectives d’avenir aux hommes et femmes du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Sénégal. Voilà notre principale ambition. Cela passe par plus de dons de particuliers, plus de subventions, plus de partenariats. Un combat quotidien que nous livrons pour nos frères sahéliens.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Les associations fonctionnent comme des passerelles. Elles rassemblent. Elles sont l’émanation de volontés individuelles au service d’intérêts collectifs. SOS SAHEL en est un exemple type. Donateurs particuliers, entreprises, organismes et services publics participent ensemble au développement des sociétés sahéliennes.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Tout ce qui permet à l’information de mieux circuler est positif. Ensuite tout dépendra de l’exhaustivité, du prix et de la simplicité d’utilisation de ce service. A suivre donc…

photo Arnaud Fevrier © Editions Flammarion

AHF - Juin 2006

Parrains par Mille

Enjolet_catherine Interview de Catherine Enjolet Fondatrice - Présidente de l'association "Parrains par Mille"   - http://www.parrainsparmille.org - dont le but est de faire en sorte que chaque enfant trouve auprès d’un parrain ou d’une marraine bénévole, le soutien affectif dont il a besoin.

Quel a été le cheminement pour arriver à la création de l’association "Parrains par Mille", quel est son but ?

En 1990 lorsque j’ai crée l’association, le parrainage de proximité n’existait pas en France. Mon expérience personnelle m’a confronté très tôt aux aléas des services sociaux sans réellement répondre à des besoins de soutien affectif. Si avec les liens du sang on a la vie, avec Les Liens du Sens  on  est en vie .

Le but de l’association est de faire en sorte que chaque enfant trouve auprès d’un parrain ou d’une marraine bénévole , le soutien affectif dont il a besoin. Cette solidarité plus que jamais d’actualité, permet aux familles fragilisées de dépasser une situation précaire et d’ être épaulées.

Cette création a-t-elle été dure ? Si oui comment avez-vous réussi à surmonter les difficultés ?

Il y a 17 ans lors de la création il a fallut convaincre les institutions publiques sociales de la nécessité de cette solidarité. Le discours de l’association était alors perçut comme trop novateur ou dérangeant car mettant l ‘accent sur une population grandissante  qui avait besoin d’aide. Les difficultés rencontrées n’ont fait que renforcer ma conviction et la nécessité de pérenniser l’action. De plus, la reconnaissance actuelle nationale et internationale du concept des Liens du Sens me fait dire que nous sommes en train d’atteindre notre but .

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

L’extension nationale  de Parrains Par mille est un élément qui très vite a marqué d’une part , la nécessité de notre action et d’autres part son développement . Ainsi en 17 ans,23 antennes ont été crées. Depuis 2004, des prix humanitaires comme celui du figaro et des femmes de cœurs Clarins soutiennent notre action et nous permettent d’informer un plus grand nombre de famille et de mobiliser encore plus de Parrain , Marraine bénévole.

Pourquoi le nom de "Parrains par Mille" ?

A l’origine j’avais pour objectif  d ‘arriver à faire parrainer 1000 enfants .La réalité dépasse aujourd’hui ce premier objectif puisque  l’association à initié plus de 2700 parrainages .

Quelles sont vos réalisations à ce jour ?

Mon activité littéraire permet de promouvoir les Liens du Sens d’année en année ( princesse d’ailleurs, édition Phebus ; Rousse comme personne,  édition Stock ).

Et d’ailleurs à la rentrée  va sortir mon dernier ouvrage visant  à étendre la promotion de cette solidarité avec un livre illustré, Un Parrain, Une Marraine une étoile pour chacun, Edition BELIN.

Quelles sont les actions phares de l’association ?

L’association met en relation un adulte qui souhaite apporter un soutien ,avec un enfant ou un adolescent qui en a besoin. Mettre en place ces Liens du Sens est l’action quotidienne de notre association et implique aujourd’hui des milliers de personnes en France.

Combien de membres, de bénévoles compte votre association ?

L’association nationale compte environ une centaine de bénévole .

Quel est votre rôle ?

Je suis la présidente fondatrice.

Comment faites-vous pour vous faire connaître ?

La médiatisation de l ‘association se fait exclusivement par de la communication gracieuse telle que des interviews ( radio, Internet , télévision) de bénévoles, de parrains marraines, ou de moi même. Nous organisons également des conférences , notamment à l’occasion de la journée européenne des droits de l ‘enfant.

Quelles sont les ressources de l’association ?

L’ association fonctionne aujourd’hui essentiellement avec des ressources privées provenant du mécénat d’entreprise, et une partie en partenariat avec le secteur public.

Quelles sont vos ambitions et projets futurs pour "Parrains par Mille" ?

Dans l’immédiat, l’association poursuit son développement national avec l’ouverture d’antennes en province. Les Liens du Sens sont également appelés à se développer au niveau international puisque nous sommes de plus en plus sollicités par des médias étrangers ( Japon, Allemagne , Etats Unis ) pour exporter notre savoir-faire.

"La" grande qualité qu’un responsable associatif doit posséder ?

Savoir conserver intacte sa conviction dans son action et ce, malgré les difficultés rencontrées.

Vos plus grandes joies en tant que président de cette association ?

Sans nul doute , avoir dépassé et de loin , le seuil de mille enfants parrainés que je m ‘étais fixée au départ .

Vos plus grands regrets ?

Ne pas encore pouvoir répondre à tous ceux qui sont encore en attente de leur Bonnes Etoile par faute de ressources suffisantes.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Un apport complémentaire, essentiel et plus souple, face aux structures sociales déjà existantes. D’ailleurs le rapport du Ministre de la Famille, M Philippe Bas va en ce sens

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

L‘idée est bien sur excellente d ‘autant que des pays comme l‘Angleterre ont déjà opté pour ce type de soutien logistique.

AHF - Juin 2006

Vis ton village !

Nicolas_streff Nicolas Streff président de l'association "Vis ton village !" nous fait découvrir cette association qui a pour principal but de redynamiser les villages français dépourvus d’activités économiques qui sont gage de dynamisme, de solidarité, d’emploi et plus largement d’ouverture sur la société.

Présenter vous et expliquer nous brièvement votre parcours.

Je m’appelle Nicolas Streff et j’ai 21 ans. Je suis étudiant dans une grande école de commerce, l’ISC Paris. Pour comprendre une partie de mon engagement dans le projet « Vis ton Village ! », il est important de rappeler que je suis originaire de Lorraine et que j’ai vécu jusqu’à mes 13 ans dans un village. Après 2 années en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles au lycée Henri Poincaré à Nancy, j’ai quitté ma région natale pour intégrer en 2004 l’ISC Paris.

Au sein de cette école je me suis fortement impliqué dans le réseau associatif en intégrant Global’ISC, l’entreprise étudiante internationale de l’école. Je suis devenu le Vice-président responsable de la prospection en juin 2005.

En novembre dernier, Ferrero France est venu lancé le concours Feeling à l’ISC Paris. Il s’agissait de monter un projet à but social, original et pérenne. C’est tout naturellement que je me suis lancé dans ce concours avec 12 autres étudiants de Global’ISC. Nous avons alors présenté notre projet « Vis ton Village ! » à la Direction de Ferrero France et nous avons été désignés lauréats.

Quel est le but de l’association « Vis ton village ! » ?

« Vis ton Village ! » a pour principal but de redynamiser les villages français dépourvus d’activités économiques qui sont gage de dynamisme, de solidarité, d’emploi et plus largement d’ouverture sur la société.

« Vis ton Village ! » répond à ces problématiques :

Par quels moyens est-il possible de répondre aux besoins d’activité, d’insertion professionnelle et plus largement d’insertion sociétale qu’éprouvent les populations rurales trop souvent mises à l’écart du dynamisme des grandes villes ?

Existe-t-il de véritables moteurs pérennes au sein des petites communes rurales pour éviter l’isolement de ces populations ?

A quel besoin non satisfait répondait à l’époque la création de l’association ? En quoi ce problème vous touchait-il ?

Tous les villages français ne bénéficient pas concrètement d’une structure pour assurer leur vie voire leur survie lorsqu’ils sont éloignés des villes. Nous avons assisté à l’exode rural fin XIXème - début XXème siècle, aujourd’hui les villages commencent à se repeupler mais deviennent des villages dortoirs. A l’heure de la décentralisation, de la création des pôles de compétitivité, on a encore tendance à trop oublier les populations rurales. 

Ce problème me touche car, comme je l’ai exposé plus haut, je suis originaire d’un village lorrain : Crévic. Ce village avait une structure dynamique mais aujourd’hui ce dynamisme se perd.

Cette création a-t-elle été dure ? Si oui comment avez-vous réussi à surmonter les difficultés ?

La création n’est pas difficile en soi (les démarches administratives sont relativement simples), le plus dur a été de s’assurer qu’une association serait viable et soutenue par la population. Or aujourd’hui à Flainval nous avons plutôt décidé de créer une commission municipale mixte et l’association « Vis ton Village ! » va bientôt être créée avec, au bureau, des étudiants. Cette association ‘‘chapeautera’’ les projets « Vis ton Village ! » développés par la suite en France.

Quel est votre bilan à ce jour ?

Compte tenu de la jeunesse du projet (janvier - février 2006), un seul village est impliqué pour le moment : Flainval en Lorraine. Il est le village pilote en France.  A l’heure actuelle le bilan est très positif. La population est motivée, satisfaite et les 3 pôles (cf. questions ci-dessous) fonctionnent à merveille. Une metteur en scène dispense des cours de théâtre tous les samedis, nous avons déjà organisé des sorties culturelles (visites guidées de musées etc.), de nombreuses personnes participent aux cours d’informatiques donnés par les étudiants dans une salle entièrement équipée par leurs soins, un ancien DG est venu pour proposer des simulations d’entretiens d’embauches aux jeunes à la recherche d’un emploi … Et surtout ce projet apporte véritablement du dynamisme et de la solidarité au sein du village.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

1er moment clef : la journée de présentation du projet à la population. Ce fut le premier temps fort car il nous a fallu nous montrer convaincant et concrets.

2ème moment clef : AUJOURD’HUI car les pôles ont pris leur vitesse de croisière et nous entamons la phase de communication à l’échelle régionale et nationale pour renforcer la crédibilité de « Vis ton Village ! » et obtenir le soutien des pouvoirs publics pour reproduire notre projet ailleurs en France !

Ainsi après avoir donné l’impulsion, nous avons désormais besoin du soutien des pouvoirs publics, d’autres étudiants ou plus largement d’autres bénévoles pour développer « Vis ton Village ! »

Quels sont les besoins humains, techniques et financiers requis pour faire fonctionner une association comme la votre ?

Telle que l’association existe (i.e. l’équipe d’étudiants de l’ISC Paris), nous fonctionnons avec 12 personnes, du matériel multimédia, beaucoup de temps, d’idées et un budget de l’ordre de 15-20 000€ Cependant, « Vis ton village ! » c’est plus qu’une association, c’est un projet d’envergure nationale auquel nous croyons et auquel croient une entreprise, un village, des média… Humainement pour que le projet vive et soit reproduit en France, il « suffit » que des bénévoles (env. 3 personnes moteur par village) se portent volontaires ou que des équipes (entre 3 et 8 personnes) extérieures interviennent dans des villages. Financièrement, la fourchette est large et s’adapte en fonction de la mise en œuvre totale ou partielle du projet dans un village.

Nous sommes encore en pleine réflexion quant à tous ces besoins car le projet évolue au jour le jour est peut prendre diverses formes. La meilleure solution est donc de nous contacter pour avoir une idée précise (O6 03 98 10 48).

Quels sont les composants indispensables pour réussir vos objectifs ?

Pour atteindre nos objectifs, à savoir redynamiser un village, lutter contre l’isolement et reproduire le projet VTV en France, nous avons besoins de personnes motivées, de professionnels (pour les cours de théâtre), et de moyens financiers corrects (sponsors, subventions etc.) Il faut aussi que les villages répondent à certains critères : moins de 300 habitants (c’est ce que nous pensons), non existence de commerces, structure immobilière (pour une salle multimédia entre autre) …

Comment financer vous l’association « Vis ton village ! » ?

Aujourd’hui « Vis ton Village ! » est entièrement financée par une grande entreprise qui a lancé un concours dans notre école dont le thème était « la création d’un projet à but social répondant à des besoins urgent de la population ».

Quelles sont les actions phares de l’association ?

« Vis ton Village ! » est une structure qui s’articule autour de 3 pôles :

· le pôle culturel propose des sorties culturelles et des cours de théâtre avec une comédienne / metteur en scène professionnelle Au travers des activités proposées par ce pôle, nous souhaitons créer un bouillonnement culturel, donner envie aux Flainvallois de prendre part à la vie de leur région et, avec le théâtre, enthousiasmer/fédérer toute la population autour d’un projet commun.

Vistonvillage· le pôle multimédia propose des formations informatiques (Word, Excel, web…) dans une salle entièrement équipée par les étudiants eux-mêmes. Ces cours sont organisés par groupes de niveaux et ont lieu en moyenne tous les 15 jours.

· le pôle service à la personne accompagne les personnes intéressées par la formation diplômante d’aide à domicile et propose aux jeunes et aux chômeurs des simulations d’entretien d’embauche, des corrections de CV…

Comment faites vous pour vous faire connaître ?

Pour nous faire connaître nous avons déjà eu un article dans l’Est Républicain (journal local). Nous allons avoir d’autres parutions presse dans des magazines ou journaux (Espace Prépa, magazine des Grandes Ecoles, Challenges, Studyrama…). Il y aura une diffusion TV : minutes citoyens dans le 6minutes (M6 Nancy), nous avons aussi  contacté un journaliste de l’émission c’est mieux ensemble sur France 2.

Vous pouvez également vous rendre sur le blog de Mathieu Thouvenin :

http://www.mathieuthouvenin.com/blog/2006/04/11/vis-ton-village/

Enfin, nous préparons des rencontres avec les Conseils Généraux et Régionaux, des Députés, des Maires qui se dérouleront en juin. Sinon nous sommes bien sûr disponibles pour tous ceux et celles qui veulent s’intéresser à « Vis ton Village ! ».

Qu’est-ce qui pourrait être amélioré pour que vous soyez encore plus efficace ?

Le projet est récent, il y a donc certainement des choses à améliorer ou à faire évoluer mais aujourd’hui nous n’avons pas encore assez de recul. Ce qu’il faut surtout c’est le soutien de politiques, d’entreprises, de bénévoles et l’envie de certains villages de vouloir adopter « Vis ton Village ! »

Quels conseils pourriez vous donner aux personnes voulant créer une structure identique à la votre ?

Il faut être persévérant, motivé, convaincant et passionné. Vous devez également vous entourer d’une équipe solide et solidaire. S’assurer de la viabilité et du réel intérêt du projet dans le village concerné. Enfin, il est indispensable de nous contacter car l’idéal serait de créer un réseau « Vis ton Village ! » pour être plus fort.

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Le monde associatif peut apporter (et apporte !) des projets novateurs et surtout très concrets car proches de la réalité et du quotidien des Français. Je pense que le monde associatif est complémentaire du monde politique qui est parfois limité dans la concrétisation de projets compte tenu de l’existence de limites administratives, idéologiques et financières entre autre. L’associatif devrait être encore plus une source d’inspiration pour la politique et inversement.

Enfin, le monde associatif permet aussi à beaucoup de personnes de réaliser leurs projets et d’aider (plus) facilement autrui.

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

J’ai un avis très favorable quant à la création d’un Numéro Vert Associatif qui dans le concept se révèle être un puissant moyen de développement du monde associatif français.

AHF - Mai 2006

Vélocampus

Velocampus Thibaut Vermot-Gaud, membre du Conseil d'Administration et de la commission voyage de l'association Vélocampus nous fait découvrir cette association qui offre aux étudiants des services en lien avec la petite reine.

Présenter vous et expliquer nous brièvement votre parcours.

Thibaut. 22 ans. Surveillant dans un collège et en maîtrise de philo. Bénévole de vélocampus membre du CA et de la commission voyage). 2001-2002 : 1ers contacts avec Velocampus : le porte-bagage de mon vélo ne tient plus. Je décide d'aller voir à Vélocampus s'il est possible de le réparer. Laurent (salarié chargé de l'atelier de réparation) m'initie aux joies du bricolage de vélo. Je discute un peu avec Mélanie. Un peu plus tard, c'est la pédale qui se déserre tout à fait...En 2004, je rencontre par hasard Marlène (à l'époque présidente et bénévole de Vélocampus) à la cafétaria de la fac. J'apprends qu'un voyage à vélo se prépare... direction Saarbrücken (ville allemande jumelée avec Nantes) !! Le Mercredi suivant, je suis au coeur d'une réunion sérieuse : on se présente, on disucte itinéraire, subventions... Je rencontre une vingtaine de nouvelles têtes. Plusieurs deviendront mes meilleurs amis. Le voyage à Saarbrück (juin 2004) dépasse mes espérances : une ambiance magique, du sport, de la convivalité, de la bonne bouffe, découverte de la culture allemande, réception par le délégué aux sports dans la superbe mairie de Saarbrück, discussion et visite de la ville par des confrères allemands... Retour en train. En 2005, je m'inscris dès Novembre à la commission voyage. Cette fois-ci nous ne serons que 6. Et nous ferons tout le trajet à vélo (aller et retour). Nous décidons donc de faire le tour de la bretagne (voir le lien (très fourni !)) "tour de bretagne" sur http://velocampus.net). 800km en 15 jours avec tentes, vêtements, bouffe... sur les vélos ! On se fait héberger gratis par des connaissances ou d'aimables inconnus. Ils nous prêtent un coin de pelouse et parfois même nous invitent à dîner avec eux. Nous découvrons aussi l'agriculture biologique et animons d'amicales conférences sur la décroissance dans les petits patelins que nous traversons. Cette année, nous projetons Nantes-Bilbao (ville espagnole jumelée avec Nantes). Sûr de mon volonté de voir vivre Vélocampus, je décide de m'engager au sein du Conseil d'Administration à un moment où - étant donné la fin des emplois jeunes - la situation de Vélocampus devient critique. Tout le monde se mobilise pour éviter le pire. A l'heure actuelle, la fermeture de l'asso n'est pas exclue et il nous faut tous lutter : certains écrivent, d'autres rencontrent, d'autres passent des journées au téléphone : bref, chacun s'investit comme il peut.

Quel est le but de l’association Vélo Campus ?

Promouvoir le vélo comme moyen de locomotion convivial, économique, écologique et adapté à la ville.

A quel besoin non satisfait répondait à l’époque la création de l’association ? En quoi ce problème vous touchait-il ?

Aux heures de pointes, encombrement complet du réseau routier déservant la fac. Surchargement du parking de la fac (un parking silo est en projet depuis des années)... Coût relativement important des transports en commun. Nécessité de proposer un prêt de vélos aux étudiants ne désirant pas en acheter un (étudiants étrangers). Nécessité de rendre accessible à tous réparations (savoir faire et matériel) et entretien à moindre coût. Volonté de créer une association, un pôle d'échange et d'entreprises cyclistes.

Quel est votre bilan à ce jour ?

Après des années de travail et un succès évident (plus de 400 adhérents, des dizaines de bénévoles investis corps et âme dans l'asso, un parc de 300 vélos prétés chaque année, développement d'un savoir faire cycliste reconnu nationalement)... ... devoir encore craindre chaque année la fermeture de l'asso, des heures de luttes pour obtenir quelques centaines d'euros... Nantes reçoit cette année le prix de la mobilité européenne, grâce notamment à son implication cycliste et, alors que l'asso est menacée de fermeture,... on a parfois l'impression qu'aucune porte ne s'ouvrira. Saluons néanmoins l'initiative de certains élus qui luttent à nos côtés.

Quels ont été les moments clés de votre évolution ?

1. 1997 : petite assos composée exclusivement de bénévoles. 30 vélos prêtés chaque année.
2. 2000 : Recrutement d'un salarié. 150 vélos prêtés chaque année.
3. 2002 : Recrutement d'un deuxième salarié. Passage à 300 vélos.
4. 2005 : Fin des emplois jeunes. Bien que TOUS reconnaissant l'action de Vélocampus, il nous faut encore lutter, lutter, lutter...

Quels sont les besoins humains, techniques et financiers requis pour faire fonctionner une association comme la votre ?

Pour un parc de 300 vélos, il nous faut au moins 2 postes à temps plein, qui assurent permanences, alelier de réparations, coordonnent les actions bénévoles et les soutiennent techniquement. A déplorer le maigre local dans lequel nous vivons et où l'atelier cotoîe le bureau, le tout dans un local qui n'excède pas 25 mètres carrés. Imaginez la galère en juin, lorsque tous les étudiants ramènent leur vélos... Comment fait-on ? On se le demande nous-même chaque année.

Quels sont les composants indispensables pour réussir vos objectifs ?

Le bénévolat. L'atelier réparations est notamment assuré à 50 pour cent par des bénévoles. Tous les membres du CA, du bureau sont bénévoles. Les actions entreprises : balades, quinzaine de l'environnement, contrôle techniques gratuits, commission communication.... reposent toutes sur le bénévolat. Un investissement financier de la part de nos partenaires qui ne soit plus simplement du coup par coup. Il nous faut plus que de la subvention ponctuelle. Il nous faut une reconnaissance effective (et non plus simplement théorique) de notre travail qui se concrétise par un partenariat avec le conseil général et un partenariat renforcé avec la fac.

Comment se finance l’association Vélo Campus ?

Partenariat avec la fac.
Subventions de Nantes Métropole (Communauté Urbaine de Nantes).
Subventions du Conseil général.

Quelles sont les actions phares de l’association ?

- les 300 vélos orange qui se promènent toute l'année dans Nantes.
- Quinzaine de l'environnement.
- Participation à la fête du Vélo (location de vélos, stands de contrôle technique, commissaires de courses).
- Voyage annuel à vélo.
- Balades, visite de la ville aux étudiants nouvellement arrivés.

Comment faites vous pour vous faire connaître ?

Site internet.
Plaquette.
Bouche à oreille.

Qu’est-ce qui pourrait être améliorer pour que vous soyez encore plus efficace ?

Un plus grand local !!! Un minimum de sous pour cesser de perdre une si grosse part d'énergie là-dedans !!!

Quels conseils pourriez vous donner aux personnes voulant créer une structure identique à la votre ?

Contactez-nous !!!

Ce que le monde associatif peut apporter à notre société ?

Plus de vélocampus = moins de pollution, moins d'embouteillages, un campus et une ville plus jolies, plus de communications, plus de savoir-faires, plus de bien-être pour tous les nantais !!

Quel est votre avis sur la création d’un Numéro Vert "Associatif" ?

Super !!

AHF - Janvier 2006

Albertini Pierre

PhotoalbertinipierreAlbertini  Pierre- Maire de Rouen - Député de Seine-Maritime

Présentez vous.

Pierre Albertini, député, maire de Rouen (apparenté au groupe UDF de l’Assemblée Nationale). Chargé du projet de l’UDF.

Quel a été votre premier contact avec le monde associatif ?

Une association gérant un centre socio-culturel : « Marc Sangnier ».

Pourriez-vous nous parler de votre expérience dans le monde associatif ?

Première expérience de la gestion de ce centre et du délicat équilibre entre autonomie associative et neutralité politique.

En quoi celle-ci a-t’elle influencé votre engagement dans la vie politique ? Comment ?

Elle a confirmé mon engagement en tant que conseiller municipal.

Faites-vous actuellement partie d’une ou plusieurs associations ?

Oui.

Si oui, quelle a été votre motivation ?

Réalisation de projets partagés (sur le plan culturel et politique).

Pourriez-vous nous citer le nom d'une association dont l'action vous aurait marqué ? Pour quelles raisons ?

Association Marc Sangnier (voir plus haut).

Que pensez-vous du monde associatif ? Que peut-il apporter à notre société ?

En France, le pouvoir d’attraction du mouvement associatif représente un phénomène très important puisque plus de 20 millions de Français sont concernés. Réunis autour de valeurs communes (dans les domaines sportif, culturel, social, humanitaire, civique…), ils peuvent, grâce à la loi de 1901, construire ensemble des projets. Dans un monde qui a tendance à s’uniformiser, cette dimension humaine mérite d’être protégée.

Quels sont vos souhaits pour le monde associatif ?

Au nombre, estimé de 6 à 700 000, les associations constituent  un outil irremplaçable permettant de préserver le lien social et de lutter contre l’isolement. Petites ou grandes, ces associations sont tout à la fois un relais et un partenaire naturel des collectivités locales. Les unes et les autres sont des instances de proximité qui, dans leurs fonctions respectives, assument un rôle indispensable dans le domaine de la cohésion sociale. Aujourd’hui, ce dernier est amené à s’intensifier : notre pays connaît des turbulences et vit des fractures qui mettent à mal le pacte républicain et risque de conduire à une communautarisation dangereuse de notre société.

Quel est votre avis sur la création du Numéro Vert "Associatif" ?

Il me semble utile, voire nécessaire. Compte tenu du nombre très important des associations, cet outil qui permet de faciliter les recherches et les démarches mérite d’être encouragé.

Les services du Numéro Vert "Associatif" seront gratuits pour les associations comme pour nos concitoyens et ce grâce à l'aide financière et technique de partenaires. Que pensez-vous d'une entreprise qui aiderait à la réalisation d'un tel projet ?

De plus en plus, les entreprises adoptent une démarche « citoyenne », ce qui est une bonne chose.

AHF - Juillet 2004

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